Quatre jours à Lifou par un temps de rêve, le songe aurait pu frôlé la perfection.
Ce petit voyage prévu depuis longtemps s'est télescopé avec l'évènement de l'année à Lifou. Un mariage de chefs.
5 000 invités, pour un budget de 30 millions, c'est dire son impact dans l'ile et dans le monde kanak.
La mariée 17 ans est l'élève de notre hôtesse : Clarisse. Elle pleure chaque jour par dépit de se voir marier contre son gré.
Si le mariage a eu lieu à cette date, c'est qu'il avait été ajourné. Le promis a préféré vivre avec sa concubine et ses enfants plutôt que d'épouser la jeune lycéenne. Il a donc, par amour, laissé les honneurs de chef à son jeune frère qui deviendra chef à la place du chef.
Nous étions emballé par la brochure éditée par "Destination Iles Loyauté" en pensant que nous pourrions faire les superbes balades proposées dans le livret.
Seulement voilà, impossible de joindre les guides pour cause de noces. Les joyaux de Luengoni, le pays de Zimetrötr, le lac de Inegoj tous ces mots appelant à la rêverie fantastique et exotique sont restés lettres mortes.
Le seul itinéraire que nous avons pu suivre a été celui de "Sur les traces de Weniko Qatr". Nous visitons tout d'abord une vanillerie, et suivons ensuite un chemin qui serpente au milieu d'un jardin "à la kanak" et d'une forêt sympa. Au sol, le corail présente quelques aspérités peu engageantes mais nous en venons à bout sans encombre.
Le vieux qui nous sert de guide, s'arrête souvent pour parler de la pharmacopée kanake en nous montrant les arbres qu'il utilise. Il ne s'exprime pas très bien et ce qu'il dit est très peu clair. J'ai parfois l'impression qu'il raconte n'importe quoi, que tout cela n'est que du cinéma.
Le but de la promenade est un trou d'eau au fond d'une petite caverne. Dans le guide papier et sur leur tarifs bien tapé à l'ordi et plastifié, il est dit que l'on peut s'y baigner. Est-ce l'heure du repas qui approche ou simplement une petite arnaque, le vieux nous dit que le chef ne veut pas que l'on s'y baigne ( il a bon dos le chef, on lui fait dire ce que l'on veut). Nous sommes arrivés jusqu'ici et pour cela avons payé 1500 F et voilà que l'aventure se termine sans que le but soit atteint, je n'ai pas apprécié ces façons peu cavalières.
Dans sa vieille boite en métal les billets de mille s'entassent (nous étions une vingtaine). On appelle les Lifou "les planches à voile" parce qu'ils ont vite fait de comprendre le système.
Globalement c'était sympa tout de même, et surtout il avait le mérite d'être là.




Au travers d'une fenêtre.



Chut, copulation forcé des organes sexuels d'une fleur de vanille.



La grotte qui abrite les eaux souterraines.



Avec ses cases près de chaque maison en dur, Lifou reste très attachée aux traditions. J'aime son côté authentique.



Promenade sur les rochers au sud de l'île.















Il fait tellement beau, les eaux sont si claires que je déclenche à tout bout de champ.




La plage de Luengoni est déserte depuis environ deux mois. Une jeune métro y est morte après une attaque de requin à 2 mètres de profondeur.
Le traumatisme y reste encore tangible.