La saison des balades dans la nature s'est achevée avec l'ascension du Mont Panié.
Notre entrainement s'est révélé payant puisque nous avons pu tous faire la montée sans problème majeur.
Le seul de notre groupe qui a montré des signes de défaillance est un métro qui, habitué aux chemins de St Jacques de Compostelle n'a rien vu venir, au bout de 4 heures il était plié par des contractures.
La montée est vraiment très difficile. Certaines portions sont carrément à 90°, avec des marches de 80 cm de haut. On s'accroche à tout ce qui est accessible pour s'aider, racines, branches, lianes. J'ai mis 7 heures 15 environ sans les temps de repos pour monter soit à peu près le même temps qu'il y a sept ans . Deux heures avant l'arrivée, je repense à Henri qui nous disait "Le faire une fois, ça va encore mais deux, c'est du masochisme".
Le sac que je porte a été minutieusement préparé, rien n'y est superflu. Les string remplacent les culottes parce que c'est moins lourd, et le tube de dentifrice est un échantillon donné par mes pharmaciennes préférées. Nous mangeons des plats lyophilisés néo-zélandais achetés à Out Doors. Vite prêts, ils calent pourtant bien.
Le Mont est réserve intégrale, ce qui oblige à prendre un guide. Julio guide agréé, fait l'ascension une à trois fois par semaine. Il est impressionnant de force physique. Attention, s'il vous serre la main, elle s'en souviendra pendant un bon moment.
Nous avons dormi deux nuits au refuge. Celui-ci est tout neuf puisqu'il a été construit en début d'année en lieu et place de l'ancien qui prenait l'eau. C'est un beau chalet équipé de grandes paillasses en planches de bois (des planchasses !) et d'une table abritée par une terrasse. Très luxueux quand on le compare au précédent. La première nuit j'ai voulu dormir par terre pour ne pas déranger tout le monde lors de mes sorties furtives de nuit. J'ai eu très froid. le lendemain je suis allée me chauffer auprès de mon bon prince qui a pour la circonstance déplié pour moi son deuxième sac de couchage. Finalement, les hommes (les gentils s'entend) cela sert un peu à tout.
Du refuge au toit de notre "mânde", encore 300 m à monter en une petite heure, c'est la promenade du lendemain matin.
Si tout le chemin est magnifique, ici c'est encore plus. Un éclat du jardin d'Eden oublié là pour notre bonheur. La végétation est telle qu'il m'est impossible avec mon compact de recréer vraiment l'atmosphère régnante. Bon, là je vais être honnête, même si j'avais eu mon réflex, je ne pense pas que j'aurais pu faire mieux. Il faudrait y rester des jours et des jours et surtout avoir un pied.
Notre balade s'arrête sur la plate forme qui se trouve juste en bas du Mont. L'accès à celui-ci est tabou. Il s'y cache la marmite qui a cuit la première igname, c'est dire si l'endroit est sacré.
Photos bien sûr. La côte Ouest est bien visible, la côte Est beaucoup moins à cause de la topographie.
Julio nous explique que le Mont est truffé de mo-akennes c'est à dire de petits lutins. Ce sont eux qui décident si oui ou non l'on peut s'y promener sans encombres.
Ils nous ont eu à la bonne, j'en suis sûre, écoutez plutôt cela.
Route Nouméa-Pouebo pluie. Arrivée Pouebo pluie. Le jour de l'ascension, beau temps. La nuit pluie. Le matin de la balade, beau temps. L'aprem et le soir pluie. Le jour de la descente, beau temps. Le soir au camping pluie. Si çà c'est pas de la veine.
La descente est moins pénible mais presque aussi longue : 6 heures. En marchant, nous avons toutes la même pensée : "C'est impossible que l'on ait marché tout ce chemin à la montée".
Il faut croire que si.
Le sentier n'est pas toujours bien tracé, sans Julio occupé à l'arrière par les retardataires, on cherche quelquefois son chemin. Anne s'est égarée et a fait une mauvaise chute. Elle a mis du temps a retrouvé les autres.
Enfin, nous dégustons au camping Galarino un repas cuisiné par Nana, la maîtresse des lieux. Une cuisine locale et familiale de bonne facture.
Il pleut la tente est mouillée à l'intérieur ce qui vaudra une mauvaise nuit à Alain. Moi je dors bien.
On repart en direction de Touho, en passant par le bac de la Ouaième.
Encore cinq heures de route jusqu'à notre sweet home. L'aventure est finie, on est content.




Durant la montée, pas le temps de photographier.





A 900 m, je garde encore le sourire.




Partis de 1 m au-dessus du niveau de la mer nous arrivons au refuge.












Le lendemain, la balade est tranquille et propice à faire des clichés.




Au sommet, hourra !



Julio, comme un arbre planté en terre de New Kanaky (dixit son livre d'or)



Le vrai sommet interdit est visible au milieu de la photo.





Côte Ouest.


Côte Est.



Lever de soleil sur la côte Est.







La côte Est et la Ouaième.