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Le carnet de route de la famille Rolly


Réflexions anatomiques

Il y a dans la vie tout un tas de questions que l'on se pose, cela va du "d'où viens-je" à du n'importe quoi, qui reste, le plus souvent, sans réponse.
Perso, je me suis toujours demandée ce que cela voulait dire quand, avec un brin de jalousie dans la voix, les hommes disent en parlant des bodybuilders : " Leur musculature, ce n'est que de la gonflette".
J'ouvre bien les yeux et je vois que les muscles sont effectivement là, je pique avec une épingle et cela ne se dégonfle pas, alors ?
La question est restée sans réponse, jusqu'au moment où j'ai rencontré Julio, le guide du Mont Panié.

Nos muscles sont formés de fibres, ces fibres musculaires sont regroupées en paquet. Elles sont sensibles à un entrainement physique. Par l'entrainement, il est possible de modifier le diamètre des fibres musculaires et la grosseur des myofibrilles.
Le sang afflue dans la fibre pendant le moment de repos qui suit l'effort, ça gonfle.
Un copain m'a même dit qu'il voyait la différence immédiatement (sic), mais après tout c'est peut-être un truc de mec de gonfler.
Revenons à nos moutons ou plutôt à nos muscles. La fibre augmente, mais ce qui serait mieux c'est que le nombre de fibres augmente pour pouvoir effectivement gagner en puissance. Hors, cela semble possible mais les infos que j'ai pu lire sur le sujet restent dans le flou.
Ce qui est sûr, c'est qu'en voyant la musculature de Julio, j'ai tout de suite percuté que la quantité, c'est super important pour avoir de la puissance.
Ses biceps étaient denses comme un bois dur, on sentait qu'il y avait de la matière et que celle-ci était de bonne qualité.
Les gros bras de la salle de sport ne donnent pas cette impression, c'est peut-être pour cela qu'ils ne m'impressionnent pas. Leurs bras, c'est plutôt du bourao (arbuste de la famille de l'hibiscus, utilisé ici, pour faire les balanciers des pirogues en raison de sa faible densité. Il est super léger, un peu comme du balsa et il n'y a que des trous d'air dedans !). La quantité n'y est pas, ce n'est que du vide.
Je m'étonne de ne pas avoir compris cela avant, nous les femmes, nous savons bien que le duo quantité/qualité c'est le top.

En solo

Quand je suis occupée à l'heure de midi, je m'arrête parfois pour un déjeuner en solo.
C'est ainsi que j'ai testé pour vous deux nouvelles tables.
Je crois que je vais garder le meilleur pour la fin, histoire de ne pas paraitre trop inique.

"Le Best Café" au centre ville.
Le cadre : Les tables près du bar sont aussi près de la route du coup, si vous voulez un peu de calme c'est râpé. On me place dans la salle non fumeur plus tranquille.
L’ambiance : C'est un peu la seule chose positive du restau. Populaire et pluri-ethnique, cela change et c'est sympa.
Le service : Ultra rapide, je n'ai presque pas attendu entre la commande et l'arrivée du plat. Je ne sais pas s'il faut prendre cela comme un point positif (je suis pressée, je mange rapidement) ou négatif (comment peut-on réaliser un bon plat en si peu de temps ? ).
La décoration :Banale
Dans l’assiette : C'est là que cela se corse, j'avais commandé du filet de canard grillé, pensant naïvement que les filets de canard étaient des aiguillettes. Ben non, les filets de canard sont en fait des magrets cf cette petite recherche : "Anatomiquement, les filets et les magrets sont placés au même endroit sur la carcasse. L'appellation "Magret" est réservée aux filets provenant de canards ayant été engraissés pour leurs foies".
De minces tranches de magret rôties à la poêle accompagnées de pommes de terre cubiques sorties tout droit du congélateur et d'une sauce au roquefort en conserve, voilà l'histoire de mon assiette.
Insipide à souhait, je n'ai mangé que parce que j'avais faim, sans plaisir.
Combien cela coûte ? Je l'ai dit au responsable, si ce plat coutait moins 1500 F, j'aurais été un peu plus indulgente mais comme c'était 2 350 F cela ne le faisait pas ou ne se faisait pas à lui de voir.
Conclusion :J'ai mis 6/20 et je n'y retournerai pas de sitôt.


Passons de la désolation au plaisir.


Sur la Baie de Citrons : "L'astrolabe".
Le cadre :Classique BD, par chance, comme il n'y avait pas de vent, j'ai demandé que l'on relève le plastique (le staff aurait pu y penser tout seul, mais bon).
L’ambiance :Le fait d'être assis hyper-confortablement dans des fauteuils procure une détente propice à l'exploration d'autres plaisirs.
Le service : Bien, chouchouté, plusieurs personnes différentes m'ont demandé si tout allait bien.
La décoration :Sobre. Les serviettes sont en papier mais j'apprécie le chemin de table en tissu épais.
Dans l’assiette : :J'ai pris un plat du jour : Brandade de mai-mai montée à l'huile d'olive et au basilique, accompagnée de salade verte. Le plat est joliment présenté, je le goute et c'est le bonheur. Tout est fait comme si le chef avait cuisiné pour lui-même. Equilibre parfait entre les saveurs, ni trop, ni trop peu. Un bonheur ne venant jamais seul, il en engendre un autre malgré les complaintes désabusées de ma petite voix me rappelant que je suis censée être au régime. Un tout petit dessert, juste pour me rincer la bouche, cela ne peut pas me faire de mal. Je choisis un mélange que je devine divin. Glace à la menthe arrosée de Marie Brizard, cela rempli bien ses promesses gustatives, je garde en mémoire ce mélange pour de futurs invités à ma table.
Combien cela coûte ? Pas cher du tout 1 750 F le plat et 800 F le dessert.
Conclusion : Je mets 17/20 pour ce repas, j'y retourne très vite pour voir si c'est un bonheur qui dure.

A Dumbéa

Cathy et ses élèves exposent à Dumbéa. Elle présente aussi quelque unes de ses réalisations.




De Cathy, j'ai aimé ce plat qui allie le bois et la céramique, ainsi que l'idée de son horloge perpétuelle qui indique toujours l'instant présent.








Certaines de ses élèves n'ont pas vraiment besoin de prendre des cours au vu de la qualité de leurs réalisations.








La bonne affaire

Bonjour cher ami,
Je vous propose une importante quantité de métal (Or) de 22karat soit 260 kilogrammes que le vendeur souhaite reexporter vers la Nouvelle Calédonie pour vente .A cet effet, je cherche acheteur ou représentant pouvant parrainer le mouvement jusqu'à la vente et ceci moyennant une commission négociable avant vente.
Franche et cordiale collaboration.
Ali M. Moufoutaou
Tél: (00229) 97 98 48 89
République du Bénin
Voilà le mail que j'ai reçu ce matin. Si quelqu'un est assez idiot pour tomber dans le panneau, ne vous gênez pas.
Je me demande toujours comment de telles personnes peuvent tomber sur mon adresse. C'est le côté sombre de la toile.

Ailleurs

Hier soir, je suis partie en voyage à travers le temps et l'espace assise confortablement dans mon fauteuil.
A la télé, repassait le film culte de Kubrick "2001, l'odyssée de l'espace". Le rythme lent et particulier du film, m'a incité à continuer à lire en même temps "Les contes cruels" de Villiers de L'Isle-Adam. J'étais donc à la fois projetée dans l'espace, le passé et le futur.
Je ne me souvenais que très peu du film et j'en ai apprécié ses superbes images enveloppées d'une musique ou de bruitages si étranges qu'elles vous font entrer complètement dans l'histoire. Je n'ai pas compris la fin mais cela ne m'a pas gêné outre mesure.
En même temps, je me retrouvais au 18° siècle où une reine faisait condamner son amant par jalousie, où des hommes s'entretuaient lors de duels sanglants.
Je notais les mots rares peu ou prou inusités aujourd'hui et qui ponctuent l'œuvre de Villiers : Cariatide, catafalque, caudine, dépure, falots, feudataires, haruspice et d'autres encore.
Chaque nouveau mot est une rencontre, un pas vers la compréhension de l'autre et du monde. Une aventure dont je ne me lasse pas.

Encore

Je pensais, comme dit précédemment, que la saison des balades s'achevait avec les rudes chaleurs qui s'annoncent, mais non; rien n'arrête plus nos coachs préférés qui en veulent encore et encore, et nous, nous nous laissons gentiment faire.
La première étape du GR a été choisie parce qu'elle traverse deux cascades dans lesquelles, il a fait bon se rafraichir.
Une partie du groupe (dont moi) a fait une marche raccourcie, pour cause de nuits bien trop courtes pour notre petite forme.
C'est étrange d'arpenter les mêmes chemins et de trouver encore de nouvelles choses à voir et à photographier. L'étonnement est un merveilleux don de Dieu. Il est à l'origine de l'intelligence et de l'intention. Il m'a accompagné tout au long de ce chemin, j'ai vu la terre rouge encore plus rouge, l'eau de la rivière bleue encore plus bleue. Au détour d'un chemin j'ai exploré une bâtisse datant de la pénitencière que je n'avais jamais encore remarquée. Le printemps aidant, les arbres saturés de fleurs nous font coucou à chaque souffle de vent. Beaucoup de grevillea mais aussi ces minuscules fleurs jaillissant d'un pimpant bouton rouge inconnues pour nous.
























Humour

Je vous livre la dernière blague à la mode. Quand Pépé parle, il faut lui donner l'accent d'ici.
Pépé "le" récidiviste, bien connu des services de police pour larcins divers; a volé un canard pour apaiser une grosse fringale.
Il s'installe près de la rivière et commence à plumer son canard tranquillou.
Une patrouille de gendarmerie vient à passer par là, voyant Pépé affairé décide de s'arrêter.
Pépé qui a repéré le manège des gendarmes se débarrasse du canard en le lançant dans l'eau; ni vu ni connu.
Un gendarme sort alors du véhicule et commence à le questionner.
-Tu fais quoi là, Pépé, encore en train de préparer un mauvais coup? C'est quoi toutes ses plumes?
-C'est le canard, parti baigné et moi je garde ses linges.

La pensée du jour

"Je m'estime peu quand je m'examine; beaucoup, quand je me compare".
Anonyme

Miam

Noël approchant, je vous livre ma recette des truffes en chocolat.
C’est une recette que j’ai expérimentée plusieurs fois, elle marche, je l’ai prise dans une revue féminine, il y a plusieurs années.
Cette année j’en ai fait pour l’annif d’une amie. Pour la surprise, j’ai varié un peu la recette en ajoutant soit du gingembre confit (coupé en tout petits morceaux), de la pâte de fruits secs bio, du Cointreau (mon mélange préféré).
Ainsi, cela a été comme dans le film de Forest Gump “La vie est une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi l’on va tomber”.
J’ai acheté du chocolat bio à 2 000 F le kg à la “Vie Claire”, le gingembre confit chez “Côte d’Asie” la crème et le beurre fin (entendez fin cher), ainsi que les caissette en papier chez Casino Johnston.
A la fin de la préparation, j’ai lavé dix cuillères parce que j’ai goûté à tout à chaque étape (j’ai un peu honte mais je m’assume, enfin j’essaie).


Ces truffes se conservent au maxi 5 jours.
Pour 20 truffes environ :
100 g de chocolat fondant,
2 jaunes d’oeufs extra-frais,
125 g de sucre glace,
100 g de beurre fin,
½ dl de crème fraiche,
50 g de cacao non-sucré (j’utilise Van Houten 100% cacao, best quality),
Quelques gouttes d’extrait de vanille liquide.
Pour enrober : 30 g de cacao non sucré.

Préparer votre plan de travail comme dans les recettes à la télé : Séparer les jaunes d’oeufs, peser le sucre, le cacao et le beurre qui doit être mou mais pas fondu. Préparer la quantité de crème. Il est important d’avoir tous ces éléments prêts à être utilisé afin d’éviter que le chocolat ne refroidisse.
Sortir l’extrait de vanille, un fouet, une casserole à fond épais, une spatule souple, un tamis à farine, une tasse à café, une jatte, du film étirable.


Vous êtes prêts ? C'est parti.
Casser le chocolat en morceaux, le mettre avec une cuillerée d’eau dans une petite casserole à fond épais, chauffer le tout à feu très doux jusqu’à qu’il soit entièrement fondu (ou faites comme vous avez l’habitude, depuis la parution de cette recette tout le monde utilise le four à micro-onde, je ne l’ai pas fait hier, en me disant qu’il était nécessaire de garder la chaleur des parois de la casserole).

Quand tout le chocolat est fondu, ajouter, hors du feu, les oeufs puis le beurre. Mélanger au fouet vigoureusement.

Tout en continuant à remuer, ajouter la crème, le sucre glace et enfin le cacao et l’extrait de vanille. En ce qui concerne le sucre glace et le cacao je les ai passé au tamis et ajouté petit à petit, afin d’éviter les paquets.

Mettre la pâte dans une jatte, placer sur le dessus du film étirable.
(Si vous ajouter des “améliorants” faites le maintenant).

Placer la jatte quelques heures dans le réfrigérateur jusqu’à fermeté.

Pour former les truffes, faire tomber une par une des boulettes de pâte (formées avec deux petites cuillères ou dans la paume de la main) dans la tasse contenant le cacao.
Tourner la tasse pour bien enrober la truffe de cacao (et là c’est un peu magique, elle se roule d’elle même). A l’aide d’une autre cuillère la déposer dans une caissette en papier. Garder au frais jusqu’au moment de servir.

Bonne ap.


Dimanche

Quelque fois le mauvais sort s'acharne avec opiniâtreté.
Nous en avons fait fi, dimanche, ce qui m'a valu une blessure, néanmoins, la journée s'est bien terminée.
Météo NC annonçait un calme quasi plat dimanche matin. Belle aubaine pour aller se rafraichir en partant sur un ilot en scooteur.
Nous décidons d'aller explorer l'ilot qui se trouve en face du Mont Dore et de mettre à l'eau tout près. Premier problème, à l'arrivée de la mise à l'eau du Mont, nous découvrons une mer très agitée et la hauteur de l'eau à cet endroit nous fait un peu peur. Nous poursuivons jusqu'à Plum et là, mauvaise surprise, c'est pareil.
Pour mettre le navire (légalement un scooteur est un navire, sic) à l'eau c'est un peu sportif, mais rien ne nous fait peur sauf qu'un retour de vague me coince le majeur de la main droite entre le scooteur et la remorque. Douleur.....
L'écrasement a provoqué un "bleup", la peau de mon doigt s'est fissurée, il est sanguinolent et prend immédiatement la couleur d'un vinaigre de vin vieux (un peu de description gore dans ce blog, cela manquait).
Je vais tout de suite à la voiture pour me confectionner une poupée de compet avec ce que je trouve dans la trousse de secours.
Cela commence à faire pas mal pour un début de journée, le pompon vient avec le fait que le scooteur ne veut pas démarrer, et la mer qui continue à s'agiter......
Dans un moment de faiblesse, je veux dire à Alain que ça va là, on rentre. Ne pouvant m'entendre, le voilà déjà loin, il me "charge" depuis le ponton et c'est parti.
La traversée jusqu'à l'ilot me parait longue, ça tape, ça mouille. La douleur génère une nausée qui elle-même crée de l'angoisse. Je m'imagine tombant du bateau et le sang qui s'écoule doucement de mon doigt attire des requins qui viennent me dévorer, je vois déjà leurs mâchoires s'ouvrirent. Je me rappelle une histoire lue, celle de cette jeune femme qui se vide de son sang entre Madrid et Paris parce qu'elle a une petite blessure au doigt.
Nous voici enfin rendu. Nous faisons escale sur la côte abritée, le sol est recouvert de galets dorés, des palétuviers y agrippent leurs racines. Tout est calme, désertique, un espace de repos idéal, on n'oublie tout. Le retour est plus facile, moins mouillé, la tension s'est dissipée. C'est peut-être ça la sagesse "attendre que l'orage passe".
Lundi, journée bien occupée, attente chez le médecin, à la radio, de nouveau chez le médecin, à la pharmacie. Prescription d'antibiotiques, fracture ouverte oblige, bizarrement je ne souffre que très peu mais me voilà partiellement handicapée pendant un mois.
Des photos quand même.....
















Lifou

Quatre jours à Lifou par un temps de rêve, le songe aurait pu frôlé la perfection.
Ce petit voyage prévu depuis longtemps s'est télescopé avec l'évènement de l'année à Lifou. Un mariage de chefs.
5 000 invités, pour un budget de 30 millions, c'est dire son impact dans l'ile et dans le monde kanak.
La mariée 17 ans est l'élève de notre hôtesse : Clarisse. Elle pleure chaque jour par dépit de se voir marier contre son gré.
Si le mariage a eu lieu à cette date, c'est qu'il avait été ajourné. Le promis a préféré vivre avec sa concubine et ses enfants plutôt que d'épouser la jeune lycéenne. Il a donc, par amour, laissé les honneurs de chef à son jeune frère qui deviendra chef à la place du chef.
Nous étions emballé par la brochure éditée par "Destination Iles Loyauté" en pensant que nous pourrions faire les superbes balades proposées dans le livret.
Seulement voilà, impossible de joindre les guides pour cause de noces. Les joyaux de Luengoni, le pays de Zimetrötr, le lac de Inegoj tous ces mots appelant à la rêverie fantastique et exotique sont restés lettres mortes.
Le seul itinéraire que nous avons pu suivre a été celui de "Sur les traces de Weniko Qatr". Nous visitons tout d'abord une vanillerie, et suivons ensuite un chemin qui serpente au milieu d'un jardin "à la kanak" et d'une forêt sympa. Au sol, le corail présente quelques aspérités peu engageantes mais nous en venons à bout sans encombre.
Le vieux qui nous sert de guide, s'arrête souvent pour parler de la pharmacopée kanake en nous montrant les arbres qu'il utilise. Il ne s'exprime pas très bien et ce qu'il dit est très peu clair. J'ai parfois l'impression qu'il raconte n'importe quoi, que tout cela n'est que du cinéma.
Le but de la promenade est un trou d'eau au fond d'une petite caverne. Dans le guide papier et sur leur tarifs bien tapé à l'ordi et plastifié, il est dit que l'on peut s'y baigner. Est-ce l'heure du repas qui approche ou simplement une petite arnaque, le vieux nous dit que le chef ne veut pas que l'on s'y baigne ( il a bon dos le chef, on lui fait dire ce que l'on veut). Nous sommes arrivés jusqu'ici et pour cela avons payé 1500 F et voilà que l'aventure se termine sans que le but soit atteint, je n'ai pas apprécié ces façons peu cavalières.
Dans sa vieille boite en métal les billets de mille s'entassent (nous étions une vingtaine). On appelle les Lifou "les planches à voile" parce qu'ils ont vite fait de comprendre le système.
Globalement c'était sympa tout de même, et surtout il avait le mérite d'être là.




Au travers d'une fenêtre.



Chut, copulation forcé des organes sexuels d'une fleur de vanille.



La grotte qui abrite les eaux souterraines.



Avec ses cases près de chaque maison en dur, Lifou reste très attachée aux traditions. J'aime son côté authentique.



Promenade sur les rochers au sud de l'île.















Il fait tellement beau, les eaux sont si claires que je déclenche à tout bout de champ.




La plage de Luengoni est déserte depuis environ deux mois. Une jeune métro y est morte après une attaque de requin à 2 mètres de profondeur.
Le traumatisme y reste encore tangible.

Sur le toit de notre "mânde"

La saison des balades dans la nature s'est achevée avec l'ascension du Mont Panié.
Notre entrainement s'est révélé payant puisque nous avons pu tous faire la montée sans problème majeur.
Le seul de notre groupe qui a montré des signes de défaillance est un métro qui, habitué aux chemins de St Jacques de Compostelle n'a rien vu venir, au bout de 4 heures il était plié par des contractures.
La montée est vraiment très difficile. Certaines portions sont carrément à 90°, avec des marches de 80 cm de haut. On s'accroche à tout ce qui est accessible pour s'aider, racines, branches, lianes. J'ai mis 7 heures 15 environ sans les temps de repos pour monter soit à peu près le même temps qu'il y a sept ans . Deux heures avant l'arrivée, je repense à Henri qui nous disait "Le faire une fois, ça va encore mais deux, c'est du masochisme".
Le sac que je porte a été minutieusement préparé, rien n'y est superflu. Les string remplacent les culottes parce que c'est moins lourd, et le tube de dentifrice est un échantillon donné par mes pharmaciennes préférées. Nous mangeons des plats lyophilisés néo-zélandais achetés à Out Doors. Vite prêts, ils calent pourtant bien.
Le Mont est réserve intégrale, ce qui oblige à prendre un guide. Julio guide agréé, fait l'ascension une à trois fois par semaine. Il est impressionnant de force physique. Attention, s'il vous serre la main, elle s'en souviendra pendant un bon moment.
Nous avons dormi deux nuits au refuge. Celui-ci est tout neuf puisqu'il a été construit en début d'année en lieu et place de l'ancien qui prenait l'eau. C'est un beau chalet équipé de grandes paillasses en planches de bois (des planchasses !) et d'une table abritée par une terrasse. Très luxueux quand on le compare au précédent. La première nuit j'ai voulu dormir par terre pour ne pas déranger tout le monde lors de mes sorties furtives de nuit. J'ai eu très froid. le lendemain je suis allée me chauffer auprès de mon bon prince qui a pour la circonstance déplié pour moi son deuxième sac de couchage. Finalement, les hommes (les gentils s'entend) cela sert un peu à tout.
Du refuge au toit de notre "mânde", encore 300 m à monter en une petite heure, c'est la promenade du lendemain matin.
Si tout le chemin est magnifique, ici c'est encore plus. Un éclat du jardin d'Eden oublié là pour notre bonheur. La végétation est telle qu'il m'est impossible avec mon compact de recréer vraiment l'atmosphère régnante. Bon, là je vais être honnête, même si j'avais eu mon réflex, je ne pense pas que j'aurais pu faire mieux. Il faudrait y rester des jours et des jours et surtout avoir un pied.
Notre balade s'arrête sur la plate forme qui se trouve juste en bas du Mont. L'accès à celui-ci est tabou. Il s'y cache la marmite qui a cuit la première igname, c'est dire si l'endroit est sacré.
Photos bien sûr. La côte Ouest est bien visible, la côte Est beaucoup moins à cause de la topographie.
Julio nous explique que le Mont est truffé de mo-akennes c'est à dire de petits lutins. Ce sont eux qui décident si oui ou non l'on peut s'y promener sans encombres.
Ils nous ont eu à la bonne, j'en suis sûre, écoutez plutôt cela.
Route Nouméa-Pouebo pluie. Arrivée Pouebo pluie. Le jour de l'ascension, beau temps. La nuit pluie. Le matin de la balade, beau temps. L'aprem et le soir pluie. Le jour de la descente, beau temps. Le soir au camping pluie. Si çà c'est pas de la veine.
La descente est moins pénible mais presque aussi longue : 6 heures. En marchant, nous avons toutes la même pensée : "C'est impossible que l'on ait marché tout ce chemin à la montée".
Il faut croire que si.
Le sentier n'est pas toujours bien tracé, sans Julio occupé à l'arrière par les retardataires, on cherche quelquefois son chemin. Anne s'est égarée et a fait une mauvaise chute. Elle a mis du temps a retrouvé les autres.
Enfin, nous dégustons au camping Galarino un repas cuisiné par Nana, la maîtresse des lieux. Une cuisine locale et familiale de bonne facture.
Il pleut la tente est mouillée à l'intérieur ce qui vaudra une mauvaise nuit à Alain. Moi je dors bien.
On repart en direction de Touho, en passant par le bac de la Ouaième.
Encore cinq heures de route jusqu'à notre sweet home. L'aventure est finie, on est content.




Durant la montée, pas le temps de photographier.





A 900 m, je garde encore le sourire.




Partis de 1 m au-dessus du niveau de la mer nous arrivons au refuge.












Le lendemain, la balade est tranquille et propice à faire des clichés.




Au sommet, hourra !



Julio, comme un arbre planté en terre de New Kanaky (dixit son livre d'or)



Le vrai sommet interdit est visible au milieu de la photo.





Côte Ouest.


Côte Est.



Lever de soleil sur la côte Est.







La côte Est et la Ouaième.