Depuis que je ne travaille plus, je passe par différentes phases psychologiques.
Je ne pensais pas, à la base, que cela m’influencerait outre mesure.
A présent, je dois bien l’avouer, cela n’est pas le cas.
Il est vrai que j’ai commencé à travailler à 16 ans dans une usine de produits pharmaceutiques, et que depuis, cela n’a jamais cessé.
Le fait que la plupart de mes connaissances travaillent, me place dans un état que je compare à celui d’un enfant qui a fait l’école buissonnière et qui se retrouve seul à arpenter les rues à la recherche d’une tranquillité qu’il ne peut pas avoir à cause de la culpabilité qui lui prend le ventre.
La première phase psy a été celle d’une grande activité.
La deuxième a été celle où la fuite du temps m’angoissait effroyablement. Les jours, les semaines, les mois passaient trop vite, encore plus vite que lorsque je travaillais. Il n’y avait plus de rythme, plus de rites, c’est cela, je pense, qui m’a désorienté. A présent, j’y fais moins attention, ce n’est peut-être pas fini mais c’est gérable.
La troisième a été celle de l’inutilité. Depuis Adam et Eve, il n’est plus permis de se dorer la pilule en ayant bonne conscience. J’écoute mes amis, ils me parlent de leur travail, et moi, je n’ai rien à leur raconter en retour. J’ai la mauvaise impression que bientôt, je ne les comprendrais plus, que leur vécu sera trop éloigné du mien.
La quatrième est celle de la mollesse, je la vis actuellement. Je me trouve molle, sans énergie créatrice, je me suis mise au café le matin pour être plus réactive (j’ai déjà abandonné pour cause incompatibilité gustative et médicale).
Je ne sais pas ce qui suivra où si je retrouverai bientôt un équilibre. Je dois accepter d’avoir “la belle vie”, de vivre sans contraintes, après tout, cela ne durera peut-être pas.
Trackbacks
Aucun trackback.
Les trackbacks pour ce billet sont fermés.
1. Le jeudi 25 octobre 2007 à 20:15, par Nicole
2. Le mardi 30 octobre 2007 à 09:06, par Diane
Ajouter un commentaire