Les soldes d’hiver étant ce qu’elles sont, même chez Carrefour, j’y ai acheté deux paires de chaussures de plein été.
Une paire de claquette : rose, genre bonbon sucé vous voyez, une horreur à 200 F seulement. Moi, qui déteste le rose, je ne sais quel excès de mièvrerie m’a envahi ce jour là, certainement que l’ambiance du magasin y est pour quelque chose. Chez Carrefour, il faut s’attendre à tout.
La deuxième paire est en pure plastique rouge, enfin je me retrouve!
Mais voilà, il s’agit à présent de soustraire l’étiquette indiquant le prix consciencieusement collée sur une de ses deux semelles.
Je tire d’un coup sec, un labyrinthe métallique se dévoile, j’ai à faire à une méchante anti-gang. Bon, j’en viens finalement à bout, mais il reste de la colle sur la semelle.
Avec pugnacité, j’essaie alors tous les produits chimiques de la maison. Cela va de l’alcool à l’acétone et jusqu’au dissolvant à ongles (qui est rose lui aussi, on se demande bien pourquoi !). Rien n’y fait, par dépit j’essaie d’enfiler la chaussure et là je reste collée, super glue devrait en prendre de la graine. J’ai une pensée pour Cendrillon, si sa bonne fée avait acheté ses pompes chez Carrefour, elle n’aurait pas pu les perdre et ne serait jamais devenu princesse.
Heureusement, l’histoire a une “happy end” parce que moi aussi j’ai un prince charmant. Le voilà qui vient à mon secours une bouteille de diluant cellulosique à la main et cela marche.
Je suis sûr que Carrefour ne se rend pas compte des formidables aventures qu’il me fait vivre.