Il fait froid à Agra , mais il fait très froid dans notre chambre. Il n’a pas été possible de régler, la veille au soir, la température. La clim a tourné à fond et nous avons dormi habillées et couvertes de nos vestes.
Il est 6 heures, il ne fait pas encore jour et nous nous préparons dare-dare . Chantal me fait remarquer que tel Dagobert, j’ai mis ma culotte à l’envers. Je lui réponds que bien que mal culottée, je continue de me hâter. Nous avons RDV avec notre chauffeur à 6 h 20 pour assister au levé du soleil sur le Taj Mahal, le top du top d’après tous les guides.
Une petite marche dans la fraîcheur matinale finit de nous réveiller. Il fait froid, je dirais entre 5 et 10° à vue de bonnets, écharpes et gants indispensables. L’amplitude journalière est très importante puisque en milieu de journée, nous aurons chaud (T° entre 20 et 24 °).
Le Taj est beau comme un sous neuf. La pollution du site est vérifiée en permanence par plusieurs capteurs.
Nous étions prévenues que les services de sécurité empêchaient l’entrée des boissons, aliments et tout le bataclan habituel, avec fouille en règle des sacs. Afin d’éviter d’être prise en défaut, j’ai laissé mon sac photo à l’hôtel. Je ne savais pas alors que ma batterie de rechange s’y trouvait.
Ben oui, vous avez pigé, je suis tombée en panne de batterie au moment où le monument s’éclairait . Rage ! mais bon, dans ce cas là , il faut savoir garder le sourire et penser à l’avenir.
Il me restait le seul plaisir des yeux, qui fût grand bien sûr. Le marbre blanc incrusté de pierres fines est superbe et doux sous nos pieds convenablement chaussés par les services de sécurité de chaussons en in tissé. A l’accueil, nous avons droit également à une petite bouteille d’eau.
Juste devant la grande porte du Taj.
A la sortie nous sommes assaillies par 3 pousse-pousse et 4 gamins (entre 8 et 14 ans) qui ne nous lâcheront plus. Parmi eux une fillette de 14 ans qui se prétend « business woman » et qui répète sans accent : « Fiche-nous la paix » sans trop comprendre ce que cela veut dire mais à bon escient tout de même. Un garçon d’une huitaine d’années se montre à la fois hargneux vendeur et prévenant à l’égard de ses camarades et de nous-mêmes : Une sacrée personnalité.
Inde pays de contrastes, après le calme et la sérénité du mausolée, nous trouvons dans la rue le désordre bruyant de la vie.
Nous voici rendues, en fin de matinée, au Fort d’Agra : Palais prison d’un Maharadjah qui vivait là avec ses 5000 femmes. Le plus hallucinant, c’est qu’il est dit que chacune d’entre elles avait sa propre chambre, bon d’accord à vu d’œil elles semblent très petites, mais tout de même ! Peu de prison sont aussi luxueuse. Je me suis régalée à arpenter ce palais des mille et une nuit, beaucoup plus vaste et imposant que celui que j’avais visité à Istanbul.
La porte de la place forte, un vrai château médiéval.
Pour accéder au palais un chemin étroit.
La salle d'honneur est imposante, les touristes donnent l'échelle.
La mosquée en marbre blanc contraste avec les pierres rouges du fort.
Les jardins :
Les intérieurs vides de leurs anciens fastes mais remplis de douce lumière.
Les chambres HLM des femmes, beaucoup ont été détruites.
Et cela n’est pas fini , nous embrayons par la visite du mausolée d’Itimadud Daula. Pas mal comme petite tombe, si je n’étais pas décidée de devenir un diamant bleu à ma mort, je m’en contenterai bien.
Nous terminons nos visites par un autre mausolée appelé encore « le little Taj Mahal » , tout blanc et délicat comme son grand frère.
La circulation à Agra c’est quelque chose …. Pendant les transferts, j’étais assise à côté du chauffeur. La manière de conduire ici est impressionnante. Je suis incapable de m’y adapter , en aucun cas je ne pourrais conduire. J’ai déjà dit qu’il circule toutes sortes d’engins et d’animaux mais en plus ici la route est coupée en deux par un parapet et il n’y a aucun moyen pour tourner à droite si ce n’est de faire des km pour trouver un rond point. Du coup, il nous arrive de voir des véhicules roulant en sens opposé. Le chaos, finalement, ce n’est pas si « pire » que l’on veut bien nous le faire croire.
Scènes de rues :
Sur le pont l'impression de confusion est plus forte.
Le soir à l’hôtel nous avons toujours aussi froid. L’hôtel est un peu vieillot mais pas cher pour Agra et somme toute des plus convenables. C’est Chantal qui l’avait réservé via Internet parce que les guides disaient qu’il est souvent difficile d’avoir de la place pour dormir à Agra.
Dormir il s’agit bien de cela à présent, du moins, essayer parce qu’avec un mariage dans la rue juste en bas, c’est pas gagné.
1. Le mardi 3 avril 2007 à 14:58, par Nono
2. Le mardi 3 avril 2007 à 21:49, par mimi
3. Le mercredi 4 avril 2007 à 15:38, par nicole
Ajouter un commentaire