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Le carnet de route de la famille Rolly


Appart

Nous sommes bien le 20 avril. Nos locataires ont pris possession de leur résidence. Tout n’est pas terminé, plusieurs détails restent à régler notamment l’enlèvement des déchets de chantier qui jonchent le jardin et le compteur électrique à brancher.
Quand je suis arrivée début mars, j’étais un peu démoralisée de constater l’ampleur du travail à faire. Le car-port n’était pas couvert, la cuisine pas posée. Puis, cela c’est enchaîné assez bien, de sorte que nous nous sommes accordés des dimanches .
Hélas, en matière de travaux, il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Les contre temps se sont accumulés comme des tôles qui s’envolent le jour d’un cyclone.
Exemple : Une demi-journée de travail pour poser la TV , reprendre le travail du cuisiniste parce que le lave-vaisselle s’est écroulé sur mon pied, reprendre des branchements électriques après le passage de l’expert qui a mis un mois à se décider à venir, briser la vitre d’un cadre, discuter avec Carrefour pour le prix d’un fer à repasser puis être obligée d’y retourner pour éviter une demi-heure de queue, trouver un autre miroir que celui prévu parce que celui-ci venait d’être vendu et j’en passe (nota : dommage que je n’ai pas eu le temps de faire un billet sur les aventures de Mimi chez Carrefour, c’était pas mal ce jour là).
Les photos en exclusivité …..






































Carnavalons

Notre char : Le "Ciné magic".
J’ai trouvé le cru 2007 excellent , nous avions un joli char, les enfants étaient super bien déguisés , et bien coachés par Sylvie . Ma copine et moi étions déguisées en n’importe quoi et nous dansions à la fin du char avec une grande banderole sur laquelle était écrit « Intermède » . Nous nous sommes éclatées pendant deux heures à tourner, jouer, danser avec les gens. Le public était super réceptif cette année, et nous avons eu nos lots de sourires, photos , et applaudissements. Déguisées de la sorte nous étions méconnaissables et avons fait danser des groupes d’ados, la gloire quoi…..









Mariage

Surprise après la mairie, le petit train nous attendait pour une promenade autour de baies.
C’était très agréable de prendre le temps de rouler en observant ces petits riens qui nous échappent habituellement.
La fête a eu lieu à l’hôtel Ramada , un bel espace qui s’ouvre sur les jardins et la piscine de l’hôtel mais qui se trouve être, malgré tout, très intime. La déco était fleurie et Pacifique. J’ai bien dansé et rencontré de charmantes personnes, sympa .
J’ai joué avec mon appareil photo et le flash que mon voisin de table a bien voulu me prêter. Un truc de pro avec large réflecteur équipé de caches que l’on peut changer à sa guise pour varier les effets.































C’était sans compter avec la vache…

Toute la semaine, Alain est occupé avec le Rallye International.
C’est une manifestation d’envergure qui a requis depuis plusieurs semaines une importante organisation.
Une épreuve doit se jouer à Poya. Une route municipale doit être fermée pour l’occasion. Tout est normalement prévu dans ce cas là .
Hors, cette route désert une station d’élevage qui pour une journée sera inaccessible.
Seulement voilà, ce jour là précisément , une vache de cette station doit se faire implanter un embryon venu tout exprès pour elle d’Australie. Cela non plus ce n’est pas une mince affaire.
La solution trouvée après concertation des différentes parties est de transporter par hélicoptère un premier vétérinaire (et non la vache, ouf !ils l’ont échappé belle ) qui aura pour rôle de préparer la vache à accueillir l’embryon (vous voyez d’ici le tableau). Un second vétérinaire se tiendra prêt (tout comme la vache d’ailleurs) et dès que la route sera réouverte, arrivera avec l’embryon congelé et exécutera le geste.
J’espère au moins que le veau portera le nom du futur champion de cette spéciale.

Mercredi 24 janvier

Une courte route et un petit déjeuner copieux à l’hôtel d’Agra , toutes les conditions sont donc réunies pour apprécier « Fatehpur Siki », un palais abandonné pour cause de sécheresse. L’Empereur Akbar a construit là, un monument en pierre rouge de toute beauté. Nous nous y sommes promenées avec beaucoup de plaisir. L’architecture est à la fois mastoc et aérienne. Mastoc à cause de cette sorte de pierre taillée utilisée même en débord de toiture et apparemment comme couverture des toits et aérien parce que les pierres sont sculptées comme de la dentelle.



















Les débords de toiture en pierre taillée, cela doit être lourd à suppporter! vest vrai qu'il y a de nombreux piliers pour supporter cette charge.




Les fameuses tourelles indiennes, du typique toujours aprécié.





Les quartiers de l’empereur donnaient sur ne piscine au milieu de laquelle prônait l’espace de son trône. Celle-ci était alimentée par un réseau hydraulique fort astucieux et complexe, le seul problème était la rareté de l’eau.


On peut voir ici sur la droite, l'espace réservé au trône.

Le palais a été abandonné très peu de temps après sa construction et tout est resté tel quel. Des travaux de restauration sont toujours en cours actuellement.



Des ouvriers au travail.

A l’écart, nous pouvons admirer une mosquée et la tombe « Chisti », cette dernière en marbre blanc est magnifiquement sculptée, le mot ourlé prend ici tout son sens.




Aujourd’hui je me suis rendue compte que les entrées dans les sites touristiques comportaient des tarif s différents pour les étrangers et les locaux. Que les touristes paient plus cher , ok, cela se conçoit, mais dans plusieurs endroits nous sommes obligés de payer 10 fois plus cher. C’est hallucinant (comme si nous faisions payer en France l’entrée du Louvre à 8 euros pour les français et à 80 pour les riches américains, sic)! J’ai l’impression d’être prise en otage, c’est à croire que le gouvernement cautionne le fait que les touristes doivent impérativement être saignés à blanc. Les guides qui nous scotchent à l’entrée du palais nous disent « Vous avez payé 200 roupies pour entrer, vous pouvez bien nous en donner 70 » .
En fin de journée , nous voilà parties visiter le parc national « Keoladeo » à Bharatpur . C’est un parc réputé surtout pour ses oiseaux mais on peut y trouver aussi d’autres animaux comme des serpents, des chacals, des daims, ou des antilopes.



Ici Chantal attend qu'un cobra sorte de son trou mais est-ce bien un trou à serpents?
Habituée à la luxuriance des forêts tropicales, la flore me semble au premier abord rabougrie et peu intéressante mais après coup, je parviens à en apprécier sa fragilité et sa grâce . Les feuilles des arbres sont très petites et d’un vert tendre, cela donne une atmosphère délicate. Nous avons la chance de voir cet oiseau qui est , paraît-il, très rare mais je ne sais pas du tout comment il s’appelle.







La délicatesse des arbres de forêt.

Nous sommes en saison sèche et les marais sont à sec. Les autorités sont obligées de pomper de l’eau afin que les animaux puissent s’abreuver. Le coucher de soleil vaut le détour.




Nous nous sommes faites avoir par un gars qui se disait guide mais qui était en fait moins bon que nos chauffeurs de pousse-pousse. Notre chauffeur malin et amusant, il connaît tous les noms des animaux en français :




Nous prenons notre dîner au restaurant de notre hôtel le « Krishna Palace » . Le repas est si copieux que nous ne finissons pas les plats (650 roupies pour nous trois). Le garçon qui nous sert, est très gentil et fort amusant avec son bonnet Nike noir sur la tête, il fait de son mieux pour nous faire plaisir. L’hôtel est d’un standard moyen et limite question propreté mais pas cher 1200 roupies la nuit pour nous trois. Dans tous les hôtels où nous irons nous partagerons toutes les trois la même chambre. Les hôteliers n’ont jamais fait de manière pour ajouter un lit supplémentaire.

Mardi 23 janvier

Agra… Réveil glacial dans la chambre de notre hôtel « l’Amar Yatri Niwas ».
Il fait froid à Agra , mais il fait très froid dans notre chambre. Il n’a pas été possible de régler, la veille au soir, la température. La clim a tourné à fond et nous avons dormi habillées et couvertes de nos vestes.
Il est 6 heures, il ne fait pas encore jour et nous nous préparons dare-dare . Chantal me fait remarquer que tel Dagobert, j’ai mis ma culotte à l’envers. Je lui réponds que bien que mal culottée, je continue de me hâter. Nous avons RDV avec notre chauffeur à 6 h 20 pour assister au levé du soleil sur le Taj Mahal, le top du top d’après tous les guides.
Une petite marche dans la fraîcheur matinale finit de nous réveiller. Il fait froid, je dirais entre 5 et 10° à vue de bonnets, écharpes et gants indispensables. L’amplitude journalière est très importante puisque en milieu de journée, nous aurons chaud (T° entre 20 et 24 °).
Le Taj est beau comme un sous neuf. La pollution du site est vérifiée en permanence par plusieurs capteurs.
Nous étions prévenues que les services de sécurité empêchaient l’entrée des boissons, aliments et tout le bataclan habituel, avec fouille en règle des sacs. Afin d’éviter d’être prise en défaut, j’ai laissé mon sac photo à l’hôtel. Je ne savais pas alors que ma batterie de rechange s’y trouvait.
Ben oui, vous avez pigé, je suis tombée en panne de batterie au moment où le monument s’éclairait . Rage ! mais bon, dans ce cas là , il faut savoir garder le sourire et penser à l’avenir.
Il me restait le seul plaisir des yeux, qui fût grand bien sûr. Le marbre blanc incrusté de pierres fines est superbe et doux sous nos pieds convenablement chaussés par les services de sécurité de chaussons en in tissé. A l’accueil, nous avons droit également à une petite bouteille d’eau.







Juste devant la grande porte du Taj.

A la sortie nous sommes assaillies par 3 pousse-pousse et 4 gamins (entre 8 et 14 ans) qui ne nous lâcheront plus. Parmi eux une fillette de 14 ans qui se prétend « business woman » et qui répète sans accent : « Fiche-nous la paix » sans trop comprendre ce que cela veut dire mais à bon escient tout de même. Un garçon d’une huitaine d’années se montre à la fois hargneux vendeur et prévenant à l’égard de ses camarades et de nous-mêmes : Une sacrée personnalité.
Inde pays de contrastes, après le calme et la sérénité du mausolée, nous trouvons dans la rue le désordre bruyant de la vie.
Nous voici rendues, en fin de matinée, au Fort d’Agra : Palais prison d’un Maharadjah qui vivait là avec ses 5000 femmes. Le plus hallucinant, c’est qu’il est dit que chacune d’entre elles avait sa propre chambre, bon d’accord à vu d’œil elles semblent très petites, mais tout de même ! Peu de prison sont aussi luxueuse. Je me suis régalée à arpenter ce palais des mille et une nuit, beaucoup plus vaste et imposant que celui que j’avais visité à Istanbul.



La porte de la place forte, un vrai château médiéval.




Pour accéder au palais un chemin étroit.




La salle d'honneur est imposante, les touristes donnent l'échelle.




La mosquée en marbre blanc contraste avec les pierres rouges du fort.
















Les jardins :





Les intérieurs vides de leurs anciens fastes mais remplis de douce lumière.











Les chambres HLM des femmes, beaucoup ont été détruites.

Et cela n’est pas fini , nous embrayons par la visite du mausolée d’Itimadud Daula. Pas mal comme petite tombe, si je n’étais pas décidée de devenir un diamant bleu à ma mort, je m’en contenterai bien.








Nous terminons nos visites par un autre mausolée appelé encore « le little Taj Mahal » , tout blanc et délicat comme son grand frère.












La circulation à Agra c’est quelque chose …. Pendant les transferts, j’étais assise à côté du chauffeur. La manière de conduire ici est impressionnante. Je suis incapable de m’y adapter , en aucun cas je ne pourrais conduire. J’ai déjà dit qu’il circule toutes sortes d’engins et d’animaux mais en plus ici la route est coupée en deux par un parapet et il n’y a aucun moyen pour tourner à droite si ce n’est de faire des km pour trouver un rond point. Du coup, il nous arrive de voir des véhicules roulant en sens opposé. Le chaos, finalement, ce n’est pas si « pire » que l’on veut bien nous le faire croire.



Scènes de rues :




Sur le pont l'impression de confusion est plus forte.

Le soir à l’hôtel nous avons toujours aussi froid. L’hôtel est un peu vieillot mais pas cher pour Agra et somme toute des plus convenables. C’est Chantal qui l’avait réservé via Internet parce que les guides disaient qu’il est souvent difficile d’avoir de la place pour dormir à Agra.
Dormir il s’agit bien de cela à présent, du moins, essayer parce qu’avec un mariage dans la rue juste en bas, c’est pas gagné.

Enfin des photos

Dans le courant de la semaine, je mettrai les 1° photos de l'Inde. J'ai actuellement un problème de lecture d'un DVD que Bibi m'a gravé, mais j'ai pu lire le premier donc je vais pouvoir commencer à mettre des photos en ligne. Je suis frustrée parce que je voudrais en mettre beaucoup plus que je ne pourrai le faire. Cela prend énormément de temps ici pour charger les photos sans compter qu'il faut les mettre au format compatible avant.
Rétro avec ces quelques photos que j'aime beaucoup.

Tout d'abord à Marseille le palais fermé.....















Au musée du Louvre, les sculptures en marbre blanc sont de toutes beauté.











et même férocement sexy....






Un de mes thèmes préférés en photographie : Les structures














Un autre thème affectionné les croix. Toutes les photos suivantes sont garanties sans aucun truquage, elles sont brutes de décoffrage.