Tout est plat, bruyant, désordonné, vivant….
Après un petit déj au United où nous avons dorénavant nos entrées, nous cherchons partout un adaptateur pour prise électrique jusqu’à qu’un beau jeune homme travaillant pour une agence de tourisme nous dise que cela n’était pas nécessaire. A notre hôtel de Delhi, il y avait plusieurs trous dans les prises femelles qui correspondaient semble-il à deux standards différents, il était donc possible d’utiliser une sorte de prise ou une autre. Une technique confuse totalement hors norme en Europe.
Nous voilà parties en direction d’Agra. Au bout de deux heures, à mi-chemin, nous faisons un arrêt pipi dans un restaurant spécial touristes le « Rajasthan Motel ». L’endroit est plaisant mais nous assistons à une dispute féroce entre un touriste italien et un serveur à propos de gros sous.
La route est pénible, mais fort distrayante, nous traversons une immense plaine verdoyante et cultivée. Nous croisons des rickshaws, des charrettes tirées par des chameaux , des ânes, et même un éléphant. A chaque instant il y a quelque chose d’exotique à observer.
Nous arrivons à 17h 30 à Agra. Juste deux minutes pour check-in, poser nos bagages, signaler à la réception qu’il faut nettoyer la salle de bain et nous voilà reparties pour admirer le Taj Mahal de loin au coucher du soleil.
Il est juste un peu trop tard pour le coucher du soleil, les photos ne sont plus possibles sans pied. L’espace dans lequel nous nous trouvons est une préfiguration glauque du futur « beautiful garden » dominant le lit de la rivière et le Taj Mahal. C’est plein de poussière, de saletés diverses et de tas de cailloux.
Notre chauffeur nous conduit ensuite dans notre premier magasin pour touristes. Ils font de la marqueterie de marbre. Le marbre est gravé et en lieu et place de la matière soustraite, de fines lamelles de pierres ornementales comme de la cornaline, du lapis-lazuli, du jaspe, ou de la malachite sont collées. Le résultat est fort joli.
J’achète un petit vase, tout en pensant que c’est très cher. Certes, cela ne l’est pas au vu de notre pouvoir d’achat mais en sortant les 800 roupies demandées , je trouve étrange que je sois en train de sortir le plus gros billet qui existe ici c’est à dire une coupure de 500 roupies pour payer un petit rien. (en fait nous avons eu entre les mains plus tard au cours du voyage un et un seul billet de 1000 roupies).
Assis à même le sol dans des conditions de travail qui ferait tomber d’inanition un militant syndicaliste de la CGT, quatre jeunes garçons nous montrent comment ils procèdent pour réaliser ces belles choses, c’était fascinant de les voir faire.
Le soir nous dînons à l’hôtel. Nous invitons à notre table un allemand croisé précédemment dans le dit magasin. Au bout de deux minutes il commence à parler fric et nous laissera paraître sa pingrerie. Qu’est-ce que c’est au juste le contraire de « prince charmant » ?

Sur la route d'Agra : L'hôtel à mi-chemin.



Scène de rue (enfin, ici en l'occurence, il s'agit plutôt une route, très cool pour une fois).



Un rickshaw, peut-être un bus scolaire?


Le travail du marbre. Un tour rudimentaire.



Les pierres taillées en fines lamelles sont poncées et mise en forme.



Un apprêt recouvre le marbre afin de pouvoir distinguer le motif à travailler.



Les lamelles de pierres sont mises en place.



Gravure.


Les conditions de travail : En plus de la position inconfortable le local est un couloir sans ouverture.



Le résultat....