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Le carnet de route de la famille Rolly


Lundi 22 janvier

Tout est plat, bruyant, désordonné, vivant….
Après un petit déj au United où nous avons dorénavant nos entrées, nous cherchons partout un adaptateur pour prise électrique jusqu’à qu’un beau jeune homme travaillant pour une agence de tourisme nous dise que cela n’était pas nécessaire. A notre hôtel de Delhi, il y avait plusieurs trous dans les prises femelles qui correspondaient semble-il à deux standards différents, il était donc possible d’utiliser une sorte de prise ou une autre. Une technique confuse totalement hors norme en Europe.
Nous voilà parties en direction d’Agra. Au bout de deux heures, à mi-chemin, nous faisons un arrêt pipi dans un restaurant spécial touristes le « Rajasthan Motel ». L’endroit est plaisant mais nous assistons à une dispute féroce entre un touriste italien et un serveur à propos de gros sous.
La route est pénible, mais fort distrayante, nous traversons une immense plaine verdoyante et cultivée. Nous croisons des rickshaws, des charrettes tirées par des chameaux , des ânes, et même un éléphant. A chaque instant il y a quelque chose d’exotique à observer.
Nous arrivons à 17h 30 à Agra. Juste deux minutes pour check-in, poser nos bagages, signaler à la réception qu’il faut nettoyer la salle de bain et nous voilà reparties pour admirer le Taj Mahal de loin au coucher du soleil.
Il est juste un peu trop tard pour le coucher du soleil, les photos ne sont plus possibles sans pied. L’espace dans lequel nous nous trouvons est une préfiguration glauque du futur « beautiful garden » dominant le lit de la rivière et le Taj Mahal. C’est plein de poussière, de saletés diverses et de tas de cailloux.
Notre chauffeur nous conduit ensuite dans notre premier magasin pour touristes. Ils font de la marqueterie de marbre. Le marbre est gravé et en lieu et place de la matière soustraite, de fines lamelles de pierres ornementales comme de la cornaline, du lapis-lazuli, du jaspe, ou de la malachite sont collées. Le résultat est fort joli.
J’achète un petit vase, tout en pensant que c’est très cher. Certes, cela ne l’est pas au vu de notre pouvoir d’achat mais en sortant les 800 roupies demandées , je trouve étrange que je sois en train de sortir le plus gros billet qui existe ici c’est à dire une coupure de 500 roupies pour payer un petit rien. (en fait nous avons eu entre les mains plus tard au cours du voyage un et un seul billet de 1000 roupies).
Assis à même le sol dans des conditions de travail qui ferait tomber d’inanition un militant syndicaliste de la CGT, quatre jeunes garçons nous montrent comment ils procèdent pour réaliser ces belles choses, c’était fascinant de les voir faire.
Le soir nous dînons à l’hôtel. Nous invitons à notre table un allemand croisé précédemment dans le dit magasin. Au bout de deux minutes il commence à parler fric et nous laissera paraître sa pingrerie. Qu’est-ce que c’est au juste le contraire de « prince charmant » ?

Sur la route d'Agra : L'hôtel à mi-chemin.



Scène de rue (enfin, ici en l'occurence, il s'agit plutôt une route, très cool pour une fois).



Un rickshaw, peut-être un bus scolaire?


Le travail du marbre. Un tour rudimentaire.



Les pierres taillées en fines lamelles sont poncées et mise en forme.



Un apprêt recouvre le marbre afin de pouvoir distinguer le motif à travailler.



Les lamelles de pierres sont mises en place.



Gravure.


Les conditions de travail : En plus de la position inconfortable le local est un couloir sans ouverture.



Le résultat....

Dimanche 21 janvier

Ce matin nous prenons notre petit déjà l’United un coffee house ouvert pour nous avant l’heure. Nous y aimons la déco vieille Angleterre kitsch à souhait, le thé avec à feuilles, et le jus de mangue.
Notre chauffeur s’appelle Bharat, il nous emmène visiter le « Humayn Tomb », mausolée posé au milieu d’un grand jardin calme et spacieux. Nous nous prenons pour des princesses, bavardons en français avec des congolais, grimpons sur les toits des tombes.
La visite suivante est pour le temple Bahà’i (ce culte est considéré comme secte en France) . Temple moderne à l’architecture en forme de lotus, il a quelque chose dans ses formes qui nous rappelle l’Opéra de Sydney. Le jardin est vaste et fleuri, c’est un bel endroit. Une hôtesse nous oblige à poser nos chaussures et à les faire garder gratuitement. A l’intérieur, le sol et l’assise des bancs sont en marbre blanc. C’est très beau et froid (surtout à pieds nus !) dommage les photos sont y interdites. De nombreuses jeunes filles de toutes couleurs et de toutes ethnies veillent au grain et l’on se sent à la fois fliquer et chouchouter.
Un petit saut au Khan Market pour récupérer les fringues des filles, repos autour d’un sandwich au Chonas. Aujourd’hui, c’est dimanche et de nombreux magasins y sont fermés (sauf ceux des fringues).
Nous ne comprenons pas pourquoi l’agence et notre chauffeur voulaient absolument nous faire quitter Delhi la veille en prétextant qu’à l’approche de la fête nationale, la circulation serait insupportable. Il n’en est rien au contraire.
Le soir, repas gastronomique au Veda. Déco rutilante avec une lumière douce de bougies se reflétant dans de hauts miroirs . Seul hic à cette ambiance feutrée, la musique pop assourdissante, une musique douce aurait été plus appropriée.
Avec Noëlle, j’ai partagé un menu végétarien qui a eu raison de nos appétits. Nous nous sommes amusées comme des enfants à goûter à tout ce qui nous était proposé, du pur plaisir gustatif.


L'united Coffee



Humayn tomb



Sur les toits



La porte d'entrée, fin petite pour un éléphant.



Le tombeau, je savais que le monument d'Agra était une tombe mais j'ignorais que toutes les personnes importantes d'ici se faisaient construire des tombes plus imposantes les unes que les autres, nous aurons l'occasion d'en voir d'autres...



Lumière céleste à l'intérieur du tombeau.



Le temple Baha'î.






Escale dans un magasin pour touristes, juste pour voir. Heureusement que nous avons vu après la photo, l'écriteau d'interdiction de photographier. Ici, je fais une parenthèse ( vous pouvez me voir habillée d'un jean. Je n'en avais pas porté depuis longtemps trouvant peu confortable ce vêtement de travail, hors Isa m'avait dit qu'en fait ce qui est confortable dans un pantalon, c'est le fait qu'il soit taille basse. J'ai donc essayé un jean taille basse et c'est vrai, c'est le confort total. J'ai voyagé ainsi habillé pendant près de 3 mois) fin de la parenthèse.





Jôliii les lumières le soir au Veda.




Les gens

Du fait que je sois sans cesse dehors de chez moi, à arpenter les magasins, je parle avec des inconnus.
La dame qui travaille à la banque : Je la croise dehors, en train d'en griller une, elle me dit que je suis super bien habillée et qu'elle-même n'aurait jamais pensé associer le turquoise et le violet, trouve ma jupe sympa et me dit que si celle-ci vient d'Inde cela n'est pas étonnant qu'elle lui plaise vu ses origines orientales.
Le vendeur de carreaux : Il me demande si mon pied va mieux (score 1 à 0 en faveur du pied de tabouret), me donne des conseils pour ne pas avoir mal, me raconte qu'il est joueur de rugby et me montre ses cicatrices de guerre, pardon de jeu, il a été cassé un peu partout.
La dame qui vend tout chez elle : Dans son appart, du sol au plafond, il n'y a pas 40 cm² de vide. Elle me raconte qu'elle habitait une maison et qu'à présent, elle vit ici, pour être plus libre de partir voyager quand elle veut.Tout est à vendre mais en fait, elle ne veut se séparer de rien, pas simple son histoire.
Le vendeur d'antiquités asiatiques : Il me raconte pourquoi il ne va plus acheter en Inde et comment il s'est fait rouler en Chine en achetant un collier de corail rouge qui avait tâché la robe blanche de sa cliente, il fût obligé de la rembourser (1500 euros tout de même).
Tous ces petits rien m'intéressent....

Le samedi 20 janvier

Réveillées à 9 heures nous décidons d'aller prendre le petit déjeuner dehors. Le café choisi dans le guide n'existe plus, on se rabat sur le Mac Do du coin qui, ouvert à cette heure, ne propose pas de petits dèj (sic). Nous nous retrouvons dans le restau de l'hôtel Saravana Bhavan où je goûte une sorte de crêpe jaune (ghee poli) parfumée à la cardamome et des boules de graines de sésame accompagnés de jus de fruits frais, notamment du jus de grenade, exotique et délicieux....
A pied nous nous rendons ensuite au cottage industries emporium où l'on déploie pour nous le grand jeu :tapis en Cashmere, écharpe en pashmina, de beaux produits, les filles se laissent tenter. Le prix de l'écharpe en pashmina qui me plaît est de l'ordre de 100 euros, je ne suis pas pressée. J'admire avec beaucoup d'intérêt les tapis du Cashmere et un collier en émeraude (10 000 euros quand même). je demande au vendeur de nous montrer des saphirs et des rubis étoilés ainsi que des rubis "sang de pigeons". Une petite bague ornée d'un rubis étoilé n'est pas trop cher (300 euros), elle me fait envie mais bon....
Nous nous rendons ensuite dans une agence de voyage "Perfect Holiday Travels" où nous faisons affaire. Nous louons une voiture avec chauffeur pour 304 euros par personnes pour 22 jours.
Dans les rues l'ambiance est "busy" et nous sommes parfois arrêtées par des hommes ou des mendiantes mais cela reste très souple.
Nous faisons connaissance avec notre chauffeur et testons sa voiture "Embassady" de construction locale robuste mais de confort et de look des années 50.
Passage au Khan Market où les filles achètent des puces téléphoniques avec lesquelles elles auront quelques déboires pour leur activation et leur utilité (impossible d'envoyer des SMS en NC). Pour acheter les dites cartes il faut se munir de son passeport + de son visa + d'une photo d'identité.
Halte dans une boutique de fringues où les filles achètent des tuniques mais leurs cartes bancaires de passent pas dans l'appareil défectueux, chou blanc donc.
Nous terminons la soirée autour d'une table au restau "Embassy". La cuisine est excellente, nous apprécions le poulet tandoori et le plat d'épinards.
Enfin relax à l'hôtel avant un bon dodo.


Dans le restaurant....j'ai les yeux plus grands que le ventre.


Princesse jusqu'au bout, j'en ai même les bijoux.


Scène de rue à Delhi, presque cool.

Ca passe vite

Les jours passent trop vite, déjà un mois que je n'ai pas écrit dans le carnet.
Après une fin de voyage à la fois gastronomique (Lyon oblige), culturelle, et amicale je suis de retour en mon pays.
Je ne cultive pas encore mon jardin, mais je m'occupe de ma maison et cela me prends tout mon temps.
J'arpente les rues de Nouméa et de la zone industrielle de Ducos, j'épluche les petites annonces, fais connaissances de tous les patrons des brocantes.
J'achète des objets de déco, je les relooke, j'en crée d'autres, je m'amuse bien par contre, je suis toujours blanche comme un linge, je n'ai pas mis un pied dans l'eau pire, je ne ne suis toujours pas allée du côté de la baie de Citrons ou de l'anse Vata.
Mes locataires arrivent le 20 avril et la maison doit être fin prête à cette date. Hors, c'est encore un chantier, un vrai....Cela m'a stressé à mon arrivée mais à présent je suis plus cool, de toutes les façons je me dis que, quoi qu'il arrive, on arrivera bien à cette date, alors....
Le début Avril sera chaud avec la préparation du mariage de Chantal et le Carnaval de Nouméa.