Je suis à Roissy à l'aeroport 1 (et non le 2 comme pour Istanbul) et aujourd'hui tout est normal, pas de contrôle intempestif d'identité, du coup j'arrive trés en avance à l'embarquement. L'hôtesse me propose d'avancer mon vol. Pourquoi pas, bonne idée surtout que les retards à cause du mauvais temps seront nombreux au cours de la la journée. Nous montons dans un petit avion sans passer par un couloir d'embarquement, ouah ! j'ai l'impression d'être une star de film montant dans son jet privé. Ce qui est amusant c'est que le jeune prince charmant, à côté de qui, je suis assise, me dit la même chose. Il est cambodgien, trés affable et passionné de politique puisqu'il embraye immédiatement sur ce sujet. Il donne des cours à l'université de Sydney. A ma gauche, est assise une princesse de type inuit. Elle vit à Chicago et nous raconte comment son voyage en Europe a été magnifique, au point qu'elle désire à présent apprendre le français.
Le temps passe vite en si bonne compagnie et nous voilà rendu à Franckfort. Nous descendons du petit jouet pour monter dans un car qui met une éternité pour parvenir à l'aéroport. De temps en temps, il s'arrête et attend qu'un avion passe. C'est quelque peu surréaliste comme procédé.
Passons rapidement sur l'aéroport qui est quelconque, seule originalité nous avons des vraies chaises (style bistrot) et des vraies tables dans la salle de boarding, sympa, mais du coup plusieurs personnes sont obligées de rester debout.
Dans la salle d'attente, je sens tout de suite l'ambiance indienne. Les passagers indiens sont lourdement chargés de bagages. Je me demande toujours comment font certains passagers pour avoir autant de bagages ? Dès que je dépasse les kg imposés je me retrouve avec des ennuis à l'embarquement, paient-ils des excédants d'enfer?
Huit heures de vol plus tard, je sors de la zone de transit après avoir attendu longtemps ma valise. Il faut dire qu'il est l'heure de dormir ici : 2 heures du mat.
J'ai RDV avec un chauffeur, mais je ne vois personne, il y a beaucoup de monde qui attend, malgré l'heure tardive, mais personne qui porte un turban orange. Je stress un peu mais bon. Je change de l'argent, puis je téléphone au numéro donné et là nous comprenons qu'il m'attend dehors.
A présent il roule jusqu'à l'hôtel 55 à Connaught Circus. L'ambiance est chaude sur la route.... Des dizaines de gros camions circulent de toutes parts. La conduite se fait au klaxon et quelquefois les passages se font "à l'arraché". Personnes ne semble se soucier des feux tricolores.
La course coûte 750 roupies, je suis incapable de me rendre compte si c'est beaucoup ou pas (en fait c'est le prix je le sais maintenant). A l'aéroport l'employé qui manipulait les billets le faisait avec une telle désinvolture que je suis restée à l'observer plutôt qu'à rassembler mon energie pour comprendre le taux de change.
En bas de l'escalier qui monte à l'hôtel, j'enjambe un homme qui dort dans l'escalier, enveloppé dans une couverture. Il me rattrape illico pour me montrer le chemin. On me place dans une chambre assez propre mais délabrée. J'y dors jusqu'à midi.
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