Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le carnet de route de la famille Rolly


Marseille

Je suis à Marseille, arrivée il y a 4 jours, je repars demain.
Aujourd'hui, il a fait un beau ciel bleu et la température en pleine journée était des plus clémentes.
J'ai pris du temps pour aider Bibi dans son installation et le gâter un peu avec de la bonne cuisine. Il habite un appart très agréable et ses propriétaires sont des gens tout à fait charmants. Aujourd'hui, j'ai reçu de leur part un bouquet de mimosa et des crêpes parce que c'est la chandeleur.
Je voulais aller visiter le musée des Beaux Arts de la ville qui se trouve dans la Palais Longchamp. Il est fermé actuellement pour rénovation. Bon, j'ai quand même eu du plaisir à faire quelques clichés de l'architecture et des sculptures géantes du lieu.
Ensuite, je devais acheter un fer à repasser. C'est étrange comme un évènement des plus banal peut prendre des allures de véritable aventure dans une cité inconnue. Hier, aux personnes à qui je posais la question de savoir où je pouvais faire cet achat, la réponse était invariablement "Chez Carrefour". La vie ne semble plus être possible sans Carrefour : véritable gourou des temps modernes, mais moi, pas de tuture pour aller chez le gourou.
Heureusement il y a le net et j'ai dégoté l'adresse tant espérée. Mais voilà, j'arrive et la porte est close. C'est la pose de midi. Hallucinant les commerçants ont des horaires de fonctionnaires 9h 30 - 11h 30 puis 14h 30 - 18h 30 (sic).
Je trouve une boutique de fringues dans laquelle je passe mon ennui en achetant 2 super tee-shirt à des prix de derniers jours de soldes.
Ce matin j'avais pris la précaution de téléphoner dans la dite boutique pour savoir si, il y avait des fers. Oui m'avait-on répondu. Mais rendue sur place ce fût autre chose. Oui, mais c'est au dock, vous l'aurez demain me certifie-t-on. Hors c'est maintenant que je le veux, je dois passer mon désir irrépressible de repasser tout de suite, autrement je risque de développer une frustation qui m'empêchera de me sentir satisfaite de ce court séjour à Marseille.
Heureusement, les marseillais sont sympa et il me donne une adresse pas loin où enfin j'achète l'objet de tous mes désirs.

Le vendredi19 Janvier

Dans l'après-midi, je change de chambre. Celle-ci est plus accueillante, elle a au moins une fenêtre malgré la vue qui donne sur l'arrière cour d'un immeuble vétuste en rénovation. De toute façon, on ne voit rien puisqu'il y a une double fenêtre et celle qui est à l'extérieure est en verre granuleux. Je demande au gérant où je peux aller pour avoir internet. Il me fait accompagner, à trois pâtés de maisons plus loin, dans une petite agence de voyage qui m'offre le service gracieusement.
Je vais ensuite me promener dans le jardin du "circus" espace public récemment aménagé après les travaux du Métro. Un homme vient me parler, il m'assure qu'il veut juste faire la conversation. En toute innocence, je lui raconte que j'attends des amis et que ceux-ci ont tout merveilleusement organisé pour moi. Il finit par me laisser peut-être cherche-t-il une femme plus disponible et plus ouverte (sic). Méfie-toi des cashmiri m'ont prévenu mes amis de Toulouse.
Je dîne de bonne heure au "Piccadelhi". Un espace où l'on trouve différentes sortes de cuisine. Je pensais me régaler avec des côtelettes d'agneau mais celles-ci sont cuites à l'américaine, c'est à dire bouillies puis grillées, un scandale culinaire pour nous français.
J'écoute deux musiciens, regarde un charlot jouer de sa canne et de son chapeau melon. Je suis surprise par un nain-clown qui est si petit qu'il peut passer sous les tables. C'est la première fois que je vois une aussi petite personne.
De retour à l'hôtel, je regarde à la TV des pub de Garnier (ceci est une info spéciale pour DIDI) et le film des visiteurs avec Reno et Clavier dans sa version américaine traduite en Hindi, cela donne, je vous assure.
Il est 21 h 30 Chantal et Noëlle arrivent. Cela fait du bien de voir des visages amis. On papote, instinction des feux à 23h 30, elles ont eu une journée rallongée par le décalage horaire.

Jeudi 18 janvier

Je suis à Roissy à l'aeroport 1 (et non le 2 comme pour Istanbul) et aujourd'hui tout est normal, pas de contrôle intempestif d'identité, du coup j'arrive trés en avance à l'embarquement. L'hôtesse me propose d'avancer mon vol. Pourquoi pas, bonne idée surtout que les retards à cause du mauvais temps seront nombreux au cours de la la journée. Nous montons dans un petit avion sans passer par un couloir d'embarquement, ouah ! j'ai l'impression d'être une star de film montant dans son jet privé. Ce qui est amusant c'est que le jeune prince charmant, à côté de qui, je suis assise, me dit la même chose. Il est cambodgien, trés affable et passionné de politique puisqu'il embraye immédiatement sur ce sujet. Il donne des cours à l'université de Sydney. A ma gauche, est assise une princesse de type inuit. Elle vit à Chicago et nous raconte comment son voyage en Europe a été magnifique, au point qu'elle désire à présent apprendre le français.
Le temps passe vite en si bonne compagnie et nous voilà rendu à Franckfort. Nous descendons du petit jouet pour monter dans un car qui met une éternité pour parvenir à l'aéroport. De temps en temps, il s'arrête et attend qu'un avion passe. C'est quelque peu surréaliste comme procédé.
Passons rapidement sur l'aéroport qui est quelconque, seule originalité nous avons des vraies chaises (style bistrot) et des vraies tables dans la salle de boarding, sympa, mais du coup plusieurs personnes sont obligées de rester debout.
Dans la salle d'attente, je sens tout de suite l'ambiance indienne. Les passagers indiens sont lourdement chargés de bagages. Je me demande toujours comment font certains passagers pour avoir autant de bagages ? Dès que je dépasse les kg imposés je me retrouve avec des ennuis à l'embarquement, paient-ils des excédants d'enfer?
Huit heures de vol plus tard, je sors de la zone de transit après avoir attendu longtemps ma valise. Il faut dire qu'il est l'heure de dormir ici : 2 heures du mat.
J'ai RDV avec un chauffeur, mais je ne vois personne, il y a beaucoup de monde qui attend, malgré l'heure tardive, mais personne qui porte un turban orange. Je stress un peu mais bon. Je change de l'argent, puis je téléphone au numéro donné et là nous comprenons qu'il m'attend dehors.
A présent il roule jusqu'à l'hôtel 55 à Connaught Circus. L'ambiance est chaude sur la route.... Des dizaines de gros camions circulent de toutes parts. La conduite se fait au klaxon et quelquefois les passages se font "à l'arraché". Personnes ne semble se soucier des feux tricolores.
La course coûte 750 roupies, je suis incapable de me rendre compte si c'est beaucoup ou pas (en fait c'est le prix je le sais maintenant). A l'aéroport l'employé qui manipulait les billets le faisait avec une telle désinvolture que je suis restée à l'observer plutôt qu'à rassembler mon energie pour comprendre le taux de change.
En bas de l'escalier qui monte à l'hôtel, j'enjambe un homme qui dort dans l'escalier, enveloppé dans une couverture. Il me rattrape illico pour me montrer le chemin. On me place dans une chambre assez propre mais délabrée. J'y dors jusqu'à midi.

De retour

Me voici de retour en France, après un voyage sans problème majeur mais riche en expériences humaines de toutes sortes. Il est évident que de voyager en Inde n'est pas innocent. Cela m'a chamboulé un peu mais globalement je suis heureuse de l'avoir fait et je sais que souvent dans ma vie future, je repenserai à ce voyage en le prenant comme référence pour mes pensées, mes idées, mes souvenirs et mon expérience de la vie.
J'ai actuellement des difficultés avec la mise en image sur le site des quelques plusieurs dizaines de photos que j'ai pu faire. Mais il ne faut parfois être patient. Si j'ai du temps libre durant les prochaines semaines je commencerai les billets, je mettrai les photos plus tard chez moi quand je me serai dotée d'un nouveau lecteur de DVD. Voilà à bientôt.