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Le carnet de route de la famille Rolly


Blogeurs

Blogez en français dans le texte. Test

Retour arrière

En parlant de rumeur ….
Alain et moi avons été les instigateurs d’une rumeur qui a fait le tour de la Calédonie.
C’était dans les années fin 80 ou début 90. Le début de l’année avait été perturbé à plusieurs reprises par le mauvais temps (cyclone, dépression tropicale) et probablement aussi par des grèves.
Arrive le 1° avril , pour faire une blague à nos collègues nous avions affiché en salle des profs une fausse lettre émanant du Vice-Rectorat. La copie était grossière et signée d’un obscur Monsieur Tazard, Thon ou Poisson .
Sur le document on pouvait lire que pour palier à tous les jours de classe qui avaient sauté pendant la précédente période, on devait rattraper les cours pendant deux jours pris sur les prochaines vacances. Tollé général ,vous vous en doutez bien.
Bien entendu, nous n’avions pas maintenu la pression trop longtemps et nous avions avoué notre blague très vite, mais pas assez toutefois pour que l’info reste à Bourail, et ne parcourt plusieurs établissements comme une traînée de poudre.
Quinze jours plus tard, des profs de Pouebo se demandaient encore quels étaient les jours pendant lesquels on devait travailler puisque eux , pauvres profs consciencieux du bout du monde, n’avaient pas eu la lettre.

Le spectacle du vendredi soir

Vendredi dernier, avec Noëlle nous sommes allées au théâtre de l'île pour voir une pièce de théâtre entièrement locale :


Le site officiel :cliquez sur le lien si vous voulez en savoir davantage.
J'ai bien aimé cette pièce, surtout le dynamisme qu'elle dégage. A priori, j'aime peu les oeuvres qui comportent si peu d'acteurs. Ils ont, alors, intérêt à être vraiment bons. Ici les trois comédiens auraient pu jouer tout seul tant leurs histoires présentent peu de liens entre elles. Le dynamisme est créé par le fait qu'il n'y a pas de temps mort, pendant que les acteurs font une pause, on nous passe les images vidéo du "casting" qui a permis aux faux lauréats d'être sélectionnés. L'idée est sympa mais je n'ai pas assez de culture pour dire si elle est originale ou non.
J'ai trouvé que Yokiko la présentratrice était très juste dans son rôle, de plus elle a une bonne diction et sa voix porte bien.
J'ai moins aimé le jeu de MA qui en fait un peu trop à mon goût.
Le discours social-politique de l'acteur Kanak donnait dans le réchauffé mais, après tout les artistes sont parmi nous pour s'exprimer librement et faire un travail de mémoire.
Déçue toutefois par le titre : Ce n'est pas l'histoire d'une rumeur puisque les "lauréats" racontaient leur propre histoire. Je ne suis pas sûre d'être claire là.... Une rumeur est une nouvelle qui se répand dans le public, hors si quelqu'un vous raconte sa propre histoire, cela ne peut pas être une rumeur.

WE à Yaté

Le WE dernier nous étions à Yaté chez René.
Il nous a accueilli le vendredi soir avec des bougnas (poulpe, langouste et poisson) et un karaoké endiablé.

J'ai déjà mangé de meilleurs bougnas, néanmoins j'ai été séduite par le fait que la chair du poulpe était vraiment cuite à point et fondante dans la bouche. C'est le sud et il a plu, normal.
Au retour de ballade dimanche midi après une heure de marche sous une bonne pluie, Danielle se réjouissait d'arriver à Nouméa et ne pas devoir arroser son jardin, bin non, ici il n'avait pas plu.
La pluie et le vent frais ne m'ont pas gêné sachant que l'on dormait au sec. J'étais simplement déçue de ne pas avoir de ciel bleu et une belle lumière. Le paysage magnifique qui s'offrait à nous méritait bien cela.
Nous avons vu beaucoup de fleurs, c'est le printemps.
Le samedi nous avons fait, depuis la mer, l'ascension de la mine des japonais. D'en bas, cela semble tellement à pic qu'il paraît impossible d'y monter. En fait, c'est très facile et en 3/4 heure le long d'un sentier qui serpente à flanc de montagne, on y est. Le sentier n'est pas indiqué et peu visible depuis la route. Notre guide local Jean-Charles nous l'a fait découvrir.

Ici, le tapis qui servait à faire descendre le minerais de fer jusqu'à la mer. Water-slide pour super héros.

Le dimanche matin, l'objectif était la forêt Rolly. Eh oui, il existe après Unia, en remontant la rivière Mamié, une forêt qui porte notre nom. Elle le doit aux grands-pères qui avaient là-bas une exploitation forestière. On pense avoir localisé la dite forêt mais le mauvais temps nous a fait retourner sur nos pas sans avoir trouvé des vestiges de la scierie.
Trouvé sur le sentier une Peugeot brûlée, il reste la plaque, espérons que cela n'est pas la vôtre.....




Visite

Avec les Lions , nous avons visité le site de la future usine du Sud.

C’est quelque chose, cela m’a marqué.
L’entreprise qui a eu des déboires avec les populations locales, donne dans la com à fond, en proposant des visites du site aux calédoniens qui en font la demande (2 à 3 mois de délais, quand même, pour avoir un RDV). Le but de ces visites est de faire connaître, d’expliciter et de dédramatiser le fonctionnement de la future usine. Ils nous chouchoutent grave : transport depuis Nouméa, puis à l’arrivée petit dèj, après un brillant exposé oral par une charmante hôtesse, ensuite visite, à midi repas dans un des 4 restaurants de la base vie, re-visite on nous emmène à la pépinière et enfin un petit cadeau nous attend : Sac + tee-shirt + doc. Tout cela est entièrement gratuit.


J’ai eu d’abord l’impression de flirter avec la démesure. L’usine coûtera quelques 2 milliards de dollars US au total (200 milliards CFP). Il y a déjà 0, 75 milliards (75 milliards CFP) investis alors même que le projet n’est pas encore bien ficelé sur le plan législatif en rapport notamment avec l’ICPE : Le régime des installations classées pour la protection de l'environnement.
Les travailleurs sont partout (2500 en ce moment), ils se croisent sans cesse au volant de leurs engins démesurés eux aussi. Une des grues peut ainsi porter jusqu’à 1250 tonnes. Du belvédère (faré installé sur une colline , dominant le site) on a l’impression d’observer une fourmilière en activité estivale. Ca bosse dur et c’est le moins que l’on puisse dire.


Résultat le paysage a totalement changé par endroit,. Là ,où il y avait de douces collines vertes , on trouve maintenant des plaines de terre rouge.
La deuxième impression est purement artistique, j'aurai aimé avoir l'ojectif libre pendant plusieurs jours sur le site pour prendre des centaines de photos.



La technologie qui sera développée est une extraction par procédé hydrométallurgique, nouvelle technologie qui permet une extraction du nickel et du cobalt par procédé chimique. Le mot est lancé et déjà la peur ancestrale de la chimie liée à l’alchimie et à la sorcellerie refait surface. Nous avons tous peur de ce que nous ne connaissons pas et/ou ne maîtrisons pas. Pourtant, tout cela paraît simple pour le chimiste qui nous a reçu dans son labo en plus c’est joli, regardez donc les différents flacons qui caractérisent les différentes étapes de l’extraction chimique (nota, tous les flacons sont transparents).

Ici, dans le labo de chimie, des échantillons à tester.
Bien sûr, le souci reste, pour nous, le respect de l’environnement. D’abord, il y a la destruction du maquis minier : Un biotope unique au monde en terme de biodiversité. On nous explique que 30 hectares seront détruit par an. La couche superficielle (celle qui abrite la végétation) est décapée et laissée en réserve. Les végétaux sont broyés et réservés eux aussi. Ensuite les couches inférieures de minerais qui sont sorties, sont broyées, mélangées à l’eau et partent vers l’usine. Une fois l’extraction terminée la quasi totalité de la terre est remise dans le trou qui a été fait. On replace alors la couche superficielle + de l’humus + les végétaux broyés+ un filet de maintien de la terre. Il ne reste plus qu’à replanter , il est prévu 100 000 plants replacés par an soit, un, tout les 3 mètres carrés. Ni vu, ni connu. Si une usine pilote a fonctionné et a montré que le procédé était viable, il n’y a pas d’exemple concret de revégétalisation à grande échelle pour bien appréhender l’impact réel, de plus, il faudra attendre 8 ans avant que les premiers trous soient remplis et commencent à être revégétalisé . Quelquefois la théorie est bien loin de la réalité, alors ?????

Photo prise dans la forêt qui sera détruite dans un futur proche.
Le deuxième problème est le grand tuyau, qui va rejeter dans la passe de la Havannah des effluves chimiques notamment du manganèse. C’est le problème épineux du moment. Après le pont de Yaté, on peut lire des slogans tel que « Non au grand tuyau, plutôt mourir que de se sentir étranger sur sa propre terre ». C’est pas encore gagné. Mais laissons les spécialistes s’exprimer sur ce problème. On attend un nouveau rapport de l’ICPE sur le sujet.
La dernière impression que j’ai ressentie est quelque peu délirante. Autour de la base vie, ils ont laissé quelques îlots de végétation , eh bien aussi bizarre que cela puisse paraître j’ai ressenti la tristesse et la résignation des plantes. Cela fait un drôle d’effet. C’est comme si elles me disaient « Pourquoi avez-vous tué nos amies, nous avions confiance en vous , trahison ». J’ai eu honte d’être un humain.

Culture

J'étais hier chez Isa qui revient d'un voyage en Chine. Elle nous a montré les superbes photos qu'elle a fait là-bas. En passant par Canton (ville réputée pour sa gourmandise "no limit" puisque les habitants se targuent de manger : Tout ce que l'on peut trouver dans la mer, sur terre et dans le ciel), elle a photographié des échoppes qui vendaient des animaux séchés tels que :serpents bien sûr (mais c'est d'un commun aujourd'hui que l'on ne relève même pas), des étoiles de mer, des hippocampes, des scorpions, des margouillats et des fourmis. Jusque là, je me suis montrée très curieuse et je me disais que si j'en avais l'occasion je goûterais bien à tout cela. Mais quand elle nous a montré les paquets de mouches bleues, là j'ai su que je n'étais pas dans le "no limit". Mon jambon-beurre de midi me convient bien finalement.

Testé pour vous

Nous avons, depuis peu, comme dans les villes branchées un "Bar à thé". Mesdames, si vous êtes fourbues par une matinée de courses épuisantes, allez prendre un thé là-bas. Le salon est surtout pensé pour un "tea for two" ou bien un "thé pour tout seul" ..... les tables n'ont que 2 chaises et une série de magazines art-déco permet de passer le temps quand on est seul(e). Il s'appelle "La Corée" et se trouve au quartier Latin. Vous y serez acceuillies par une charmante coréenne au français plus qu'approximatif (notez cela permet de pratiquer son anglais). La carte est pleine de surprise et de thés délirants. J'ai goûté un thé à la racine de ginseng, pignons de pins et particules d'or fin. Un goût très particulier où toutefois le ginseng est quand même très présent.








Voyage

Belles ombres portées, samedi dernier chez Noëlle. Nous avions une petite réunion entre copines pour préparer notre voyage en Inde.


Expo

Deux femmes ont récemment exposé à la galerie 11 et 1/2. Une petite expo pleine de charme et de surprise. En effet, Kristine Boursier, vivant actuellement à Poya, s'est inspirée des pétroglyphes de la région pour créer des pendentifs en argent. Cela donne un bijou aérien et subtil. J'ai beaucoup aimé. Je n'ai pas été acheteuse parce que je dois faire quelques économies pour payer mes prochains voyages, dommage pour moi.
L'autre artiste : Laurence Lagabrielle est bien connue ici. Elle manie les contrastes de couleurs et la matière "peinture" avec beaucoup de talent. On a l'impression d'avoir des monotypes, alors qu'il s'agit simplement d'un mélange de peinture et de pastel gras. Ses paires de seins, clin d'oeil anti-bimbo m'ont beaucoup amusée.