Le serpe est dorée à l'or fin, on s'amuse comme on peut.
C’est la sixième nuit du solstice d’hiver, la première de l’année celtique, la « nuit mère ». Un druide vêtu de blanc s’enfonce dans la forêt pour y cueillir le gui sacré du chêne avec une serpe d’or. Il le reçoit dans un drap de lin d’une blancheur immaculée (car il ne doit pas toucher le sol afin de conserver ses pouvoirs) tout en scandant « O Ghel an Heu » - traduisez « Que le blé germe ». Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen âge en « Au gui l’an neuf ». Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux.
Le gui pousse hors de l’intervention humaine et la boule de gui arrive à maturité après le soleil hivernal. Ce fruit est donc le symbole de la résurrection de l’Esprit réincarné.
Le gui était désigné par les celtes gallois comme « Olliach » la plante qui guérit tout. On lui donnait aussi le nom de « l’eau de chêne » .
Le gui est un vivant symbole d’immortalité puisqu’il reste toujours vert et semble pousser mystérieusement. Sa racine se subdivise en trois (chiffre sacré).
Les celtes croyaient que l’âme du chêne se réfugiait dans le gui au moment de la morte saison.

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