Ca y est, je suis de retour, après avoir vécu le mariage et les vacances dans un tourbillon de joie.
Le premier bonheur, cela a été de voir les feuilles sur les arbres et les fleurs printanières. J'ai eu droit à toutes celles que j'aime : iris, jonquilles, narcisses, coquelicots, églantines, aubépine et toutes les autres que je ne connais pas. Ce qui m'a le plus ému, c'est l'incommensurable légèreté de la feuille caduque. Ici les feuilles sont épaisses, denses, on sent la matière, vous voyez. On les imagine prêtes à affronter les pires intempéries. Leur vie sera longue et dure, elles le savent. Là-bas, c'est tout le contraire, la feuille est fine, souple, légère. Elle remue à la moindre brise. Cette finesse et cette tendresse sont touchantes comme l'apparition d'une elfe au détour d'une source.