Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le carnet de route de la famille Rolly


Il a plu



Enfin un peu de pluie, le jardin s'en régale, les palmiers sortent de nouvelles feuilles qui en forme d'aiguilles acérées, semblent piquer le ciel.
Depuis un an, seuls, trois mois ont eu un bilan hydrique excédentaire. Sur l'année écoulée, le total manquant en eau est d'environ 828mm (données de Tontouta, à Nouméa il pleut plus, ainsi qu'au Mont Dore). C'est la 5° année de sécheresse que nous subissons. Les vieux d'avant, savaient qu'elles pouvaient durer longtemps, c'est pourquoi ils avaient construits des terrasses irriguées pour cultiver des taros (enfin, c'est ce que j'ai entendu dire). Bilan hydrique : Le bilan hydrique est établi pour un lieu et une période donnés par comparaison entre les apports et les pertes en eau dans ce lieu et pour cette période.





















































































Enfin, un peu de pluie



Quelques photos de cette année, j'en referai lorsque l'herbe, qui enfin pousse, sera coupée. Le massif en fleur est un euphorbe, sorte de poinssetia : les neiges du Kilimandjaro, cela lui va bien comme nom. Le coin potager avec ses six salades, ses tomates, ses deux aubergines, et ses poireaux, mais aussi des aromatiques, des papayes, du chou kanake, des patates douces.








































Sport



La semaine dernière, Alain et moi avons croisé Charlotte, jeune infirmière pétillante. Tout en restant très positive, elle nous a raconté pourquoi ses vacances étaient un peu gâchées à cause d’une coupure à son pied gauche. Son projet de faire le GR Nord, à raison de dix heures de marche par jour pendant cinq jours était de ce fait, tombé à l’eau. Je ne sais pas trop pourquoi, j’ai alors pensé mais quel gâchis ! Elle devrait venir dans mon jardin si elle a un trop plein d’énergie à dépenser. En effet, si l’on y réfléchit bien, le sport sous entendu « gratuit » c’est à dire ne visant pas un développement physique pour une pratique guerrière, est une invention récente à peine plus d’un siècle. A partir du moment où l’on a enfermé les personnes dans des bureaux, un nouveau besoin a vu le jour : bouger.
Il est aujourd’hui presque impossible de passer pour quelqu’un de responsable sans avoir la pression sociale d’une pratique sportive qui se veut épanouissante (mais aussi chronophage). Un vrai business est derrière tout cela, Décathlon avec son « matos » pour pro, en est un bon exemple mais nous pourrions en trouver des dizaines d’autres. Oui, va-t-on me répondre, mais les industriels ne font que satisfaire un besoin, les pauvres choux, cela n’est pas leur faute. N’empêche, je me pose quand même la question de l’œuf et de la poule. Perso, je ne pratique pas de sport, je n'en ai pas le temps. Mon temps est tourné vers quelque chose de plus utile et enrichissant : planter, désherber, tailler, récolter, admirer. Si vous avez besoin de vous dépenser et de prendre un bon bol d’air oxygénant, pelle, pioche, barre à mine et autres outils ancestraux sont à votre disposition chez moi, c'est gratuit en plus! N’hésitez surtout pas.

Collier blanc



Petit à petit, les oiseaux envahissent le jardin. Poules et coqs sauvages, bul-buls, suceurs, Long cou, hirondelles, etc, ici, j'ai pu photographier un collier blanc, c'est notre voisin d'à côté au lotissement Nogouta, mais les colliers blancs se promènent jusqu'au jardin.





Meduse



Dernières créations en céramique : Les méduses.




WE à Poé


Nous avons eu de l'or ce WE à Bourail, d'abord l'or des hautes herbes du chemin puis l'or brillant du couchant.

Hébergement en gîte à Poé, rando sur le domaine de Déva, champagne sur la plage, pique-nique à Temrock.






















Médoc, mon amour

Qu’est qui est gros comme un petit pois et rose comme un bonbon ? Un cachet de Tardyferon.
Ayant une anémie ferriprive, j’ai décidé, tout de go, d’aller chez mon pharmacien afin d’acheter un complément de fer.
J’en suis ressortie pleine de confiance dans l’avenir. Arrivée chez moi, j’ai fait comme c’est dit dans la notice, je l’ai lue entièrement.

Précision importante avant l’aller plus loin, je passe beaucoup de temps à faire mes achats dans les supermarchés parce que je lis toutes les listes d’ingrédients. Le côté pratique de la chose, c’est que bien souvent, je repose le produit sur l’étagère, ma gourmandise en fait les frais mais, pour ma santé, je ne lâche rien.

Donc, je vous disais que je lisais la notice, et le dernier point : le 6 ; indique les composants du médoc.
La substance active est du fer, c’est heureux, il y en a 50mg par comprimé. Je ne sais pas si vous voyez bien la quantité de ce que cela fait. On prend 1g (déjà ce n’est pas lourd !), on le divise en 1000 parts égales et on en prend 50. Cela ne fait pas beaucoup n’est-il pas ? Par contre le comprimé, lui est gros comme un petit pois, il y a un souci là. Alors qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Au moins 20 produits chimiques différents. Rien que pour pouvoir les lire, j’ai l’impression de devoir retourner au CP et pour les écrire tous, il me faudrait la matinée. Ce qui est navrant, c’est aussi leur manque de poésie. Mais, nous approchons du pire, parce qu'au milieu de ce fatras de mots improbables, j’en connais bien trois : le talc, le dioxyde de titane, et le E127 : l’érythrosine. Ce sont ceux là même (entre autres) que je chasse désespérément au super marché. Rien que la toxicité de ces trois me révolte. Je n’ai malheureusement pas de temps à consacrer à me renseigner sur les autres.

En fait je me sens trahie et prise en otage, trahie parce qu’un médicament, c’est sensé soigner et non pas provoquer plus de maladies et prise en otage parce qu’il n’est pas possible de se faire rembourser les médicaments, une fois qu’ils ont passé la porte de la pharmacie (pas folles les guêpes). Désespérée aussi, parce que je ne peux pas les rendre en ayant dans l’idée qu’ils feront du mal à d’autres et pas les jeter non plus parce que je pense à notre mère Nature. En plus de tout, je reste avec mon problème, « Tu devrais manger des lentilles » me suggère-t-on, eh bien non ; et pourquoi non ? Mais ça, c’est une autre histoire.

Le grand retour

Coucou, je suis encore là.

Le roulé aux letchis



J’ai faim !!!!
Ce matin, je décidais dans un élan de gourmandise non répressible, de faire un gâteau et pas n’importe lequel, le gâteau roulé à l’orange portugais du p’tit chef.
En même temps, comme c’est mieux de faire un gâteau à l’orange avec des oranges, je suis allée au supermarché du coin pour en acheter.
En rentrant, toute guillerette, j’ai rangé, illico presto toutes les courses pour me rendre compte que je n’avais pas pris les oranges. Ah, j’avais donc, acheté les trois-quarts du magasin (de dire tout, serait présomptueux…) mais pas les oranges. Hum, hum, que faire ?
Et là, je pense à la Fontaine et ses fables, « Maître Renard, par l'odeur alléché,… » l’odeur en l’occurrence est celle des letchis cueillis, hier dans le jardin des GJ (gentils jardiniers) et qui, à l’ouverture du frigo, chatouille mes narines implorantes.
Ni une, ni deux, je décidais de la jouer 100% local et de faire un roulé aux letchis.
Epluchage des letchis, récupération du jus après centrifugeage, etc, une heure après j’étais encore dans la cuisine.
Voilà, c’est fait et même goûté ; cela ressemble à une omelette sucrée avec un vague arrière goût de letchis, très mais, alors très moyen, le truc.
Je n’ai pas eu le temps de cuisiner le reste du repas et donc j’ai faim.

Moralité de l’histoire :
Lorsque l’on veut exercer sa créativité en cuisine mieux vaut ne pas avoir faim.

Le gâteau aux noisettes



Ingrédients :
- 4 oeufs
- 250g de noisettes
- 200g de sucre roux
- Un peu de beurre
- Un peu de farine de riz ou autre farine sans gluten s'il y a lieu


- Un moule à Savarin
- Un hachoir moulinette
- Un batteur électrique
- Saladier

Préchauffer le four à 180°.
Chemiser votre moule à savarin avec le beurre et la farine. (Attention, ne toucher plus l'intérieur du moule avec vos doigts, sous peine de voir le gâteau rester tout plat.)
Préparer de la poudre de noisette, en passant les fruits à la moulinette. Attention, il ne faut pas que la poudre soit trop fine.
Séparer les blancs des jaunes.
Battre, au batteur électrique, les jaunes avec le sucre jusqu'à que le mélange blanchisse.
Ajouter la poudre de noisette, mélanger bien.
Battre les blancs en neige très ferme.
Ajouter à l'appareil une grosse cuillère de blancs et bien mélanger.
Petit à petit, ajouter le reste.
Attention mélanger en tournant de bas en haut, l'idée est de faire pénétrer le plus d'air possible.
Verser dans le moule sans attendre et mettre le tout au four.
Cuire 30mn à 180°.
Le gâteau retombera un peu à sa sortie du four.

Novembre au jardin



"Ce mois-ci, il pleuvra" ; avaient dit les cartes, de légers rhumatismes semblaient corroborer ces présages. Hélas! Jeanne, ma sœur Jeanne, nous ne voyons rien venir. De temps à autre, de gros cumulonimbus remplis d'eau et défiant la gravité, restent suspendus, comme à jamais, dans le ciel qui n'ose même plus vouloir changer de couleur ; ces nuages porteurs de belles promesses, je leur en veux, qu'ils disparaissent, rien n'est pire que l’espérance désavouée. Le bout de mon tuyau d'arrosage est devenu une sorte d'extension de mon bras. Trois heures par jour, je m'astreins à arroser les arbres et les plates bandes. Ces flots s'écoulant sans interruption minent mon moral. J'ai l'impression d'être prise en otage, alors que la vie pulse quelque part ailleurs, loin, là-bas. Heureusement, ce matin un papillon est venu se poser sur mon épaule, gracile petit être, merci de me redonner espoir.



Les Transports en commun à Toulouse




Il n'est pas toujours facile de conjurer le mauvais sort, mais en s'accrochant, on peut y arriver. Après deux essais infructueux pour cause familiale dramatique, j'ai décidé ce matin de remettre le couvert. Mon plan était de prendre la navette gratuite organisée par le magasin IKEA partant du centre ville et Alain et Brice devaient me rejoindre plus tard dans la journée.

8H : Train annulé pour grave panne technique, cela avait mal commencé, qu'à cela ne tienne, j'ai pris le car pour Toulouse, il devait selon les agents de la SNCF arriver à 9H35.
9H45 : Il lui a fallu cinq minutes pour entrer dans la gare routière, le temps de descendre etc, inutile d'essayer d'attraper la navette. Je décidais alors, d'y aller par les transports en commun.
10H : Je prenais le métro, qui devait m'emmener à l'arrêt de car.
10H45 : J'attendais patiemment le car.
11H15 : D'un coup, je perdis patience et je me renseignais de son heure de passage et là cela a été la surprise, entre 8H15 et 12H30, il n'y a pas de car. Je n'avais jamais imaginé cela.
11H30 : Je mangeais au Buffalo grill, c'était toujours cela de pris.
12H55 : J'arrivais au centre commercial.
13H05 : J'étais enfin dans le magasin après avoir marché sur la route et risqué ma vie, du fait de l'absence de trottoir.
C'est là, que tu as envie de courir chez un vendeur de voiture et de faire l'éloge, pour les prochaines quinze années, de la voiture individuelle...

Visite d'une cave à vin



L'énorme viticulteur accroché péniblement à sa canne, nous a reçu dans sa spacieuse salle de conférence. Il nous a parlé en terme élogieux de son entreprise et a dit, en passant, qu'ils ne sont que 6 ou 7 viticulteurs à pratiquer la culture du cépage "Amouroux" comme seule activité. Quasiment toute leur production est vendue aux particuliers via les conférences dégustation de la maison. C'est dire si, l'on s'est senti important d'être là, nous avions l'impression d'entrer dans le saint des saints des coteaux du Jurançon. Son exposé est bien rodé, intéressant, le bougre maniait le sens de l'humour avec brio si bien que dans la salle les rires fusaient de chaque côté. Se faisant, nous avons eu droit à une explication technique sur les bouchons. On distingue les naturels des synthétiques, ces derniers sont composés de colle et d'encre d'imprimerie (berk) alors que le "vrai" en liège coûtant 6 fois plus cher permet un bon échange gazeux, dure plus de 50 ans et étant pyrogravé s'avère beaucoup plus sain.
Et là, dans ma petite tête, il s'est passé quelque chose et j'ai posé une question. "Si l'on garde du vin dans sa cave et que la bague de la bouteille est recouverte de la fameuse capsule en étain étatique, comment se fait l'échange gazeux, parce qu'à priori, ces capsules sont étanches, n'est-il pas ?"
Réponse du professionnel : "Mais c'est bien sûr, c'est l'évidence même, il faut donc les enlever ou au mieux les percer, afin de favoriser la respiration du vin." Info capitale pour tous ceux qui laissent leur vin vieillir en cave.

Morale de l'histoire : On apprend chaque jour et c'est bien heureux que cela ne cesse jamais.
Ai-je eu l'air bête ? Certains le savait déjà et d'autres m'ont remercié pour ma présence d'esprit.
Tchin-tchin à la bonne votre!

Santal


Avant mon départ je me suis donnée comme mission de sauver un santal.
Ce n’est plus un scoop pour tout le monde, vous savez que le bébé santal ne pouvant pas extraire du sol l’azote dont il a besoin, est planté tout près d’un gaïac qui lui, parvient à le mettre en réserve.
Il y a peu, j’ai vu un de mes santals presque tout sec, seules trois branchettes vertes m’indiquaient que je pouvais espérer sa reprise.
Après analyse du problème, j’ai deviné que le frottement des branches du gaïac a fortement endommagé le tronc de l’arbre. Je vous passe les détails de ma réparation, c’est la réflexion que m’a inspirée cette histoire qui est plus notable.
En effet, j’ai eu une révélation. Les arbres poussent avec parfois des branches dans tous les sens et jamais l’une d’entre elle ne vient frotter sur une autre. J’ai trouvé cela relevant d’une puissante intelligence. Idéant cela, j’ai ressenti un profond attachement à la nature environnante. J’étais à la fois bien ancrée dans la terre et emporté à une distance hallucinante.
Comme quoi, un simple détail peut nous enchanter. Restons vivant au monde.

Cyclone Donna


Les coïncidences sont toujours inattendues.
Il y a une semaine, je me surprends à penser à une femme, la papesse Jeanne, me disant qu’il était étonnant que personne n’ait raconté son histoire.
Vendredi dernier, étant par le plus grand des hasards devant le passe livre de la MDF de Poé, je trouve « La papesse Jeanne » écrit par Donna Cross.
Le livre s’avère captivant pour une passionnée de Moyen-Age comme moi mais le plus étrange est qu’il soit écrit par une femme se prénommant Donna, je crois bien n’avoir jamais entendu (ou si peu) ce nom, hors depuis deux jours, il est dans la bouche de tout un chacun.
Sainte Donna a vécu au II°. Elle était une employée du palais impérial à Rome. Convertie, elle fut jetée en prison, torturée et exécutée.
Les femmes qui portent le prénom Donna ont une forte personnalité. Elles n'aiment pas être sous l'autorité de quelqu'un, elles préfèrent diriger par elles-mêmes. Derrière le prénom Donna se cache une personnalité impulsive et impatiente, qui n'aime pas rester en place.
Eh bien, cela promet…
En tout état de fait, j’ai un bon livre pour patienter jusqu’à la fin du cyclone.