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Le carnet de route de la famille Rolly


Mohammedia

Sympa la ville dans laquelle nous posons nos valises pour un cours WE.
La ville est connue pour ses belles plages prisées l’été par les marocains.




Le marché donne le ton. On y trouve de vrais fruits et de vrais légumes qui semblent sortir tout droit de son propre jardin. Pas calibrés et encore terreux ils ont le goût des légumes de ma grand-mère.




Le dimanche midi, nous sommes invités chez les voisins de Diane et Boris pour un coucous. Je n’ai jamais mangé un aussi bon couscous où les saveurs des légumes restent intactes tout en se mélangeant aux goûts subtils des épices et de la graine de couscous. Je suis étonnée qu’il n’y ait pas de cumin mais ce n’est pas pour me déplaire.




La Roque sur Cèze









Martin, nous attendait pour visiter son village, classé dans le top cent des plus beaux de France.
Il nous a raconté que cela ne s'est pas fait en un jour et que la restauration du village est une œuvre commune coachée par une association dynamique et méritante.
Le résultat est superbe et même sous un temps maussade la balade a été magnifique et agréable. Il y règne une douceur de vivre peu commune.


















Le pont qui en permet l'accès traverse la Cèze. Il date du XII° siècle. Je ne savais pas que des ponts pouvaient durer si longtemps, impressionnant.




En contre-bas du village, la rivière s'écoule plus violemment et forme les Cascades du Sautaret. En été, elle attire les baigneurs et les adeptes du bronzing mais pour l'heure un café chaud était plus approprié.




En passant par...

En passant par les vignobles du fameux château neuf du pape. Nous nous sommes arrêtés au Château Mont Redon. Le sommelier nous a fait tellement bien fait goûter son vin que je me suis retrouvée un peu pompette, j'en ai carrément oublié mon sac.
En y allant, nous avions effectivement vu que la vigne était plantée dans des champs parsemés de gros galets de rivière. Innocemment, nous avions alors pensé que peut-être, il recouvrait le sol de galets afin d'éviter une trop grande évapotranspiration du sol.
Eh bien, non ; les champs sont comme cela depuis la nuit des temps. Hallucinant.
Plus encore, les vignerons labourent cette terre régulièrement. Voici à gauche de la photo une lame neuve et à droite une lame ayant travaillée deux jours.
On comprend après cela que le vin soit de l'or bordeaux (sans jeu de mot ! ).




Les dentelles de Montmirail

Lundi, nous étions (sauf Bibi reparti réfléchir sur des équations Einstenesques) sur le pied de guerre pour faire l'ascension des Dentelles qui dominent les Beaux.
Trois petites heures de marche avec une histoire.
Les parois sont abruptes et font la joie des pros de l'escalade.








Le chemin serpente au milieu des jeunets en fleurs, il ne présente pas de difficulté majeure jusqu'à l'arrivée de l'entrée de la "cheminée".




La "cheminée" est un étroit trou creusé à même la roche et qui permet de se hisser sur le sommet du plateau.
C'est coton pour y entrer, monter et redescendre. Seuls, nous n'y serions pas parvenus heureusement que Boris nous a coaché comme un chef.




La vue de là-haut vaut le détour, l'on est payé de sa peine.








Pour nous tous (sauf le coach) cela a été une véritable aventure, une sorte de team building qui a permis de sublimer les liens du sang.

Le 25 mai aprem

Il pluviotte en Avignon aussi nous décidons de faire une petite promenade dans les jardins de l'Abbaye Saint-André à Villeneuve-Lez-Avignon juste de l'autre côté du Rhône.








Provence oblige, les jardins offrent une variété importante de plantes méditerranéennes disposées avec bonheur.












L'oliveraie n'a pas vu depuis longtemps un parterre aussi vert.




Le temps couvert impose une ambiance parfois un peu austère au lieu.
Les statues des madones semblent attendre comme nous le retour du soleil pour reprendre toute leur magnificence.










Au sommet de la colline prône encore depuis plus quatorze siècles la chapelle de la sainte Casarie.
On ne connait plus rien de la vie de cette sainte si ce n'est qu'elle vécut la fin de sa vie dans une grotte de la colline et que son tombeau fût beaucoup vénéré pendant tout le Moyen-Age. Finalement les égyptiens avaient raison d'avoir un beau tombeau fait qu'une once de soi, le souvenir d'une âme, d'un esprit vous permet de vivre une certaine forme d'immortalité.




Le 25 mai

Après être arrivés à deux heures du matin à Beaumes de Venise juste deux ans après le mariage de Diane, le réveil a été un peu difficile en ce dimanche de fête mais tous le monde a été prêt à l’heure et nous avons pu embarquer dans deux voitures en direction d’Avignon et son Palais des Papes.
Dommage, il ne faisait pas très beau temps mais l’ambiance était présente.
La visite du Palais secret a été super intéressante et pleine de charme. Le guide qui nous accompagnait connaissait bien son affaire et c’est avec une générosité naturelle qu’il nous a fait partager sa passion du lieu.
Nous avons pu ainsi visiter des salles non ouvertes au public et nous imprégner de l’histoire architecturale du palais. Nous avons tous été ravis de cette visite.












Cette visite, nous l’avions réservé depuis un bon mois par l’intermédiaire d’Hélène. Pour 30 euros nous avions droit à cette visite guidée donc, et à un brunch dans le petit café du palais niché au sommet d’une de ses tours.
Le brunch reprenait avec bonheur les spécialités de la cuisine provençale.
Nous étions le jour de la fête des mères (cela faisait au bas mot une douzaine d’années que je n’avais pas eu tous mes enfants et les nouveaux, ensemble pour cette fête) et pour clôturer la matinée en beauté j’avais fait un discours sur les liens du sang.
C’est vrai que l’on ne choisit pas sa famille et les liens qui sont créés par cette voie naturelle. A tout moment on a la possibilité de les rompre à jamais, de les nier mais l’on a aussi la possibilité de les sublimer et pour cela il faut de l’amour et du talent.
Eclat de rire général et conclusion : il faut aussi avoir de l’humour pour t’avoir comme mère.
Décidément, je ne me referai pas.

Aéroports

Voilà 15 jours que j'ai quitté mon île pour un nouveau voyage.
J'ai enfilé mon jean de voyage et revêtu ma veste Mc kinley rouge comme un chaperon.
Un jour et une nuit entière pour atterrir de l'autre côté de la terre.
Mes premières impressions :
L'aéroport d'Osaka donne dans le champêtre et le compliqué, à la descente de l'avion, nous devons prendre une navette qui nous amène à un endroit où l'on a droit à un nouveau contrôle de police avec machines qui bip et tout et tout. Ensuite, pour nous occuper sans doute, nous reprendrons la navette en sens inverse pour attendre patiemment notre avion. Je comprends que cela peut déstabiliser les gens qui n'ont jamais voyagé.








A Amsterdam on donne dans le surréalisme avec :

- Un sol pailleté de morceaux de verre qui créent de mini arcs en ciel partout où vous vous trouvez, comme ici sur mon jean.




- Des portes placées ça et là et qui ne servent à rien.




- Des stickers géants qui collés aux fenêtres donne une ambiance très spéciale.








Vive l'OPT

Pour fêter ses 50 ans l'OPT organise un concours de boîte aux lettres.
Voici la mienne :




N'hésitez pas à aller voter pour moi. Les Photos des boîtes en concurrence seront exposées entre le 9 et le 15 mai au centre d'art.

Fête des mamans et des papas

J'ai rangé mon bureau wouahhhh.
Le phénomène est tellement fantastique qu'il s'est mis à pousser des anémones sur le mur du fond.





Admirez aussi nos nouveaux sièges. Ce sont des Herman Miller, les Rolls-Royce en matière de fauteuil de bureau.
C'est notre cadeau mutuel entre Alain et moi pour nos fêtes respectives de parents comblés.
Non, ils ne sont pas chers parce qu'ils sont garantis 12 ans en utilisation continue 365 j /an et 24h/24.
Où pouvez-vous trouver des objets techniques garantis si longtemps dans notre société de consommation ? Même les maisons ne sont garantis que pendant 10 ans.
Alors suivez bien mon calcul :
1 jour = 1440 minutes
365 jours = 1 an = 525 600 mn
12 ans = 6 307 200 mn
90 000 F : 6 307 200 = 0,014 F
Donc si vous me suivez bien la minute d'utilisation de ma chaise ne me coute presque rien, merveilleux !

Le dicton "Je suis trop pauvre pour acheter bon marché" s'avère une fois de plus pertinent.

Leçon de chose

Un petit stop sur le chemin à la Fête de la crevette, de l'écrevisse, du cerf et du poussin, allez hop, Boulouparis en rajoute un chaque année.
Il n'y avait plus ni crevettes ni écrevisses à vendre mais nous avons quand même vu des crevettes dans l'aquarium de l'IFREMER.
Des vrais de la mer fraichement pêchées :




Et les fameuses "litopenaeux stylirostris" toniques et curieuses. Celles-là même qui font le tour du monde et que l'on peut acheter dans les rayons de Carrefour en Europe.




Enfin, un pot de hachard et de confiture de goyave plus tard, nous roulions tranquillou en direction de la maison.

Poé suite

Nous avons déjeuné au petit snack de la plage qui loue aussi des kayak et des pédalos.








En partant nous nous sommes arrêtés au restaurant ex Eden Rock qui abandonné depuis de nombreuses années ressemble à présent au château de la Belle aux bois dormant.
Nous connaissions le Monsieur qui a construit de ses mains en cassant chaque caillou cette bâtisse qui résiste malgré son abandon au temps qui passe.












La leçon d'archéologie


Dimanche nous avons fait 4 heures de route pour aller jusqu’à Bourail sur le site archéologique de Poé.




La leçon a été intéressante même si nous n’avons pu voir que peu de chose et si les photos des sépultures étaient interdites.




Les fouilles ont lieu au bord de la plage à côté du camp de vacances du CE de RFO. L’espace a été entièrement clôturé par une palissade en tôle de telle sorte que de la route l’on ne puisse rien voir et défriché, il n’y a plus aucune végétation.
Il s’agit ici d’archéologie préventive (ie : avant travaux). Les fouilles sont entreprises par une société privée STRATES. Le Boss de la société avec qui nous avons pu parler est passionné par ce qu’il fait.
La société est épaulée par de jeunes archéologues venus de France et quelques locaux. Elle travaille en étroite collaboration avec l’administration et les coutumiers et, comme il s’agit d’archéologie préventive, le site sera rendu aux promoteurs le 21 juin prochain.
Il ne fait pas de doute que tout le long des 20km de plage, il y a une présence forte d’occupation des sols et de nombreuses autres sépultures. L’occupation , n’est pas encore datée mais il semblerait (si j’ai bien compris) que les vestiges datent du 10 au 12 ° siècle.
Les archéo nous expliquaient qu’il ne s’agit pas de tout fouiller mais de tavailler sur des échantillons de terrain comme c’est le cas ici. Ce site précisément est connu depuis de nombreuses années à cause des différents travaux qui ont pu y avoir lieu mais à l’époque, on avait pris soin d’occulter le fait. Nous même, nous y avons trouvé de belles pièces de poterie néanmoins, j’étais loin d’imaginer que nous campions juste au-dessus de tombes à peine ensevelies.
C’est ce qui m’a le plus interpelé. Comme vous pouvez le voir sur cette photo les vestiges ne sont vraiment pas enterrés profondément. Il y a trente ans nous aurions pu tomber sur des ossements en creusant simplement nos tinettes, j’en ai froid dans le dos. Non pas, que je sois superstitieuse mais quand même !




Vous pouvez voir ici que les archéo ont découvert de belles pièces de poteries (exceptionnel : une anse en bas à gauche qui est gravé) et des objets lithiques (herminettes, polissoirs) bien conservés.








Leur travail au pinceau et aux instruments de dentiste est une leçon de patience. Il faut une journée pour mettre à jour un squelette et ils ont localisé 40 tombes. Tous les squelettes sont accroupis et on trouve aussi bien des enfants que des hommes ou des femmes.




Danse







La "Black Grace Dance company" présentait Shortsworks au centre Jean-Marie Tjibaou ce samedi soir.
Le spectacle était tout bonnement superbe.
Les danseurs font fi de la gravité. Ils occupent l’espace dans les trois dimensions qui semblent n’être pour eux qu’un subtil jeu virtuel.
J’étais tellement enthousiaste que je pensais que si j’avais gagné les 50 000 000 euros à euros million le matin même, je les aurais convié à une séance privée pour vivre un sentiment analogue à ces fous admirateurs qui vont jusqu’à voler les musées pour être les seuls à contempler une œuvre d’art.
Je pensais à Didi, j’aurai aimé qu’elle soit présente ce soir là avec moi.

Samedi matin

La bibliothèque Bernheim rendait hommage à Aimé Césaire à travers de la musique antillaise et des textes lus par de charmantes jeunes filles.




Dans la magnifique salle Eiffel, Mathieu Venon rendait lui aussi un hommage mais à nos amies les baleines. Sa dernière expo "Chaque baleine est une île" vaut sans conteste le détour.
Cliquez ici si vous voulez accédez à son blog pour en savoir plus.
L'éclairage y est de prime abord surprenant. Je m'imaginais entrant dans le ventre de la baleine qui a avalé Pinocchio. La bande son qui émet des cris de cétacés accentue encore cette impression. Au bout d'un moment je m'y suis faite, néanmoins, je continue à préférer la lumière du jour.




Un peu de culture ne fait pas de mal

Un WE culturel par excellence, j'ai eu droit à tout : théâtre, musique, danse, peinture, archéologie, et leçon de choses.
Commençons par vendredi soir, nous étions au musée de l'histoire maritime pour la nuit des musées.
Pas longtemps, 3/4 H à peine mais un moment sympa.
Le pub du musée disait :
"Mais qui sera au rendez-vous ? Un gardien de musée ou un gardien de phare troublé par de drôles de personnages historiques dans sa dernière tournée ?
Le Musée de l'histoire maritime vous offre un voyage maritime inoubliable au cœur de deux nuits très, très étranges….." Je ne vais pas jusqu'à dire que c'était inoubliable mais la prestation des jeunes acteurs amateurs ma foi, fort belle et prometteuse pour leur avenir artistique.
J'avais oublié mon appareil dommage, parce que l'optique du phare Amédée exposée en ce moment même vaut le détour d'objectif.